‹ Louis VeuillotChapitre 52 sur 73 · V LOUIS VKUII.I.OT · texte numérisé non relu

V LOUIS VKUII.I.OT

« .lo v«tiulrais, rcrivait-il à Knissct, que cotlc nihliothè- «jin* citiiliiit une réponse à toutes les difficulti'S. à toutes les ohjectioMs actuelles, «[u'elle lïit la solution ealli(»li(|ne de tons les problèmes du temps. J'y donneraisunegrandeplace ;i I liisloir-e «les ht a ts modernes, pour- faire «o m prend rc comment ils ont dévoyé ; ce que la politicjue y a lait, ce «ju'elle y peut faire ; ce que l'Kglise y ferait, ce qu'elle a essayé d'y faire.

" (.a {)hiloso[)liie y sérail iainrn<''e à des points claire et certains. Il y aurait un cours aussi long (piil le faudrait de religion applitiuée. Vous m'entendez bien. Pour la littérature, on dirait de (pielle soriélé la littérature est l'expression, et en analysant les chefs-d'o'uvre on ferait voir de (pielle source vient leur sagesse, où elle tend, à quoi elle a abouti. Les sciences seraient une démonstration évangélique.

« Voilà les grandes lignes de ma bAtisse, A laquelle je n*emploierai(juedesouvrierspurs. .le désire, moncber ami. que vous méditiez un peu lA-dessus... Mites-moi comment vous comprendriez une encyclopédie caHioli(jue au temps oii nous sommes, à l'usage de tous les enfants de quinze à soixante ans (1). »

La mise en train de cette entreprise fut longue. Louis Veuillùt, voulant faire une œuvre solide, vivante, brillante, prit conseil de bien des côtés et ne fit appel au public (ju'après s'être assuré de sérieux concours. Il ne cbercliait que des « ouvriers purs», c'est-à-dire catholiques résolus et bien romains; mais, en même temps, il entendait écarter tout esprit d'école ou de parti. A Dom Guéranger qui lui promettait une histoire de \ Inquisition, il écrivait : « Je ne demanderai rien qu'à des hommes solidement chrétiens, et autant que possible qu'à des hommes (jui aient toujours, ou longtemps, étudié le sujet qu'ils doivent

(1) Lettre à Foisset, :.'5 août 1849. Correspondance de Louis Vt>uillot. t. VIL p. -2(15.

Page 1