‹ Louis XI et les VillesChapitre 110 sur 305 · Arch. mur. de Montpellier, BB · texte numérisé non relu

Arch. mur. de Montpellier, BB

5. Si M. de Langres ne peut faire cette avance à la ville, on devra imposer cinquante des plus notables bourgeois (Van, Statuts, p.798).

6. Lettres des rois de France aux habitants de Chartres, publiées

te midi ne sont nullement exemptes de cette contribution : Toulouse est taxée à 2,000 écus d’or, tandis que tout le Languedoc doit débourser 235,000 livres'. Cet emprunt, déclare le roi, doit profiter au royaume et « a toute la chose publique dicelluy. » Grâce au secours de ses sujets, 1l espère pouvoir soulager le peuple des charges que les rébellions du duc de Bourgogne ont fait peser sur Iui*. — En 1480, Louis XI demande à Saint-Quentin un prèt de 400 écus, bien que la ville lui at déjà fournt 2,000 écus d'or en deux ans; il pense avoir trouvé une excuse légitime : 1l veut terminer la guerre par un coup d'éclat, et « mettre à ceste fois, ajoutet-il, et sans plus y dissimuler, nos Royaume et subgects hors du danger et oppression où ils ont été ey-devant par assez longtemps ». D'ailleurs, déclare-t-1l encore, ces emprunts ne porteront aucun préjudice aux privilèges et franchises de la ville. Le 12 mars 1483, le roi demande aux habitants 400 éeus d’or, tout en jurant de ne jamais violer leurs libertés. Il rembourse rarement l'argent qu'on lui a prèté ; mais il s'étend à plaisir, dans ses lettres, sur les besoins du royaume, les cruelles nécessités de la guerre, dont seuls les rebelles sont responsables : car c'est à leur obstination qu'il faut attribuer tous les malheurs du règne*.

Les amendes et les confiscations contribuent aussi à alimenter le trésor royal. En 146%, Louis XI ne réclame-t-1l pas aux habitants de Caen une amende de 25,000 livres,

par L.Merrxr, dans les Mémoires de la Société Archéologique de l’Orléanas, t. III, p. 185.

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