Bibl. nat., fonds francais n° 6984, fos 31 el
2. Il pense « aléger et soullaiger le peuple des grans et grafves tailles et charges qu'il a portées et soustenues par ei-devant a cause des divisions et usurpacions que sefforcent a faire a lencontre de nous et de ladicte couronne ledit Charles de Bourgoingne et aucuns autres ses alliés et complices. » (Mélanges historiques, t. 1, p. 710).
3. Bibl. nat., Collect. dom Grenier, t. LXXXIX, fs 331 et 347. — En 1474, Louis XIleur avait déjà emprunté 500 écus d’or (/bid., Collect. Moreau, t. CCLV, fo 179).
à laquelle ils avaient été condamnés en 1325 ! Les bourgeois se refusent énergiquement à payer cette somme : on a re fait à l'amende au temps de Charles le Bel; si la quittance n’en à pas été retrouvée, c'est qu'elle a été perdue pendant les troubles de la guerre de Cent Ans. Il ne faut rien moins que toutes ces protestations, pour que le roi renonce à ce beau bénéfice.
Les dépenses, que la cour devrait subir pour la réception de princes étrangers où d’ambassadeurs, retombent le plus souvent à la charge des villes. En 1466, la comtesse de Wurtemberg est reçue magnifiquement dans toutes les cités qu’elle traverse, et en particulier à Troyes et à Amboise?. En février 1469, arrivent à Paris les ambassadeurs du duc de Bourgogne : Louis XT preserit aux notables de les « festoyer fort et honorablement” ». En 1476, les Parisiens dépensent 600 livres pour l'entrée du roi de Castille‘; la même année, le roi de Portugal est reçu avec munificence par le prévôt des marchands et les échevins, qui lui font un superbe cadeau *, En 1470, le roitient la fête de son Ordre à Paris : comme il doit y avoir grande affluence de seigneurs, il manifeste au corps de ville son désir de les voir logés et hébergés par les habitants ; les magistrats obéissent sans mot dire. — On se décharge ainsi sur les villes de dépenses, qui
ne semblent intéresser que le pouvoir central.
1. De ra Rux, Nouveaux essais historiques sur Caen, 1842, t. II, p. 92; Carer, Études sur Caen, p. 150 et suiv.
2. Lettres de Louis XI, t. III, pp. 81 et 94. À Amboise, la dépense se monte à 148 livres 10 sous tournois, c’est-à-dire au treizième de la recette totale de la ville (Cf. Bulletin du Comité de la langue, de l’histoire et des arts de la France (1853-55), t. II, p. 363 et suiv.).