Arch. mun. de Lyon, BB 16, fos 51 et
sur la rivière de Saône en un bateau et de la violentement de fait et de force le menérent à Yrignins'. » Les conseillers envoient alors à la cour du roi André Garnier. Le député lyonnais déclare publiquement que les gens d'église sont suspects d'entretenir des relations avec Philippe de Savoie, l'ennemi de Louis XI, et de vouloir lui livrer la ville’. A cette déclaration, l’archidiacre Hugues de Talaru ne peut maîtriser sa colère : il insulte André Garnier : « II Tui trippoteroit tant le ventre, s’écrie-t-il, qu’il le feroit crever. » Le Consulat se considère comme mortellement outragé en la personne de son représentant, et demande à être exempt pour toujours de la juridiction de Pévèque”*. Dans toute cette affaire, Louis XT protège efficacement les bourgeois*. ’arfois il affecte la plus stricte impartialité. À Bernay, les habitants et l’abbaye étaient en procès ; les religieux réclamaient des «treizièmes » sur les héritages : le roi déclare que, moyennant une indemnité de 400 livres tournois, ils devront renoncer à leurs prétentions. L'abbaye se plaignait encore des drapiers qui ne voulaient payer aucune redevance à l’abbaye, et qui, de leur propre initiative, modifiaient la fabrication des draps : le roi décrète que, pour chaque pièce de drap, les artisans devront payer 6 deniers à l’abbaye; sous peine d'amende, ils se soumettront à l'inspection des jurés’. À Tours, on l’a vu déjà, les gens d’Eglise avaient
voulu s'opposer à la nouvelle constitution établie par Louis XI: