‹ Louis XI et les VillesChapitre 140 sur 305 · A, Gouson, Histoire de Bernay, Evreux, 1895, pp · texte numérisé non relu

A, Gouson, Histoire de Bernay, Evreux, 1895, pp

grace à l'influence des commissaires rovaux, on aboutit à un accord qui semble tout à fait favorable aux ecclésiastiques : on leur attribue l’élection de douze personnes qui figureront au Conseil de ville et jouiront des mêmes prérogatives que les échevins laïques”.

Mais ces cas ne se présentent que rarement. En effet, même dans les villes qui n’appartiennent pas au domaine royal, qui, par exemple, sont la propriété de l’évèque, les bourgeois trouvent en Louis XI un ardent défenseur. En 1480, les habitants de Clermont, menacés par leur évêque, seigneur de la ville, prient le roi de leur conférer un consulat ; cette faveur leur est accordée sur-le-champ. L'évèque continue cependant ses vexations ; les bourgeois s'adressent alors au gouverneur d'Auvergne, Jean de Doyat; le gouverneur somme les officiers épiscopaux de respecter les privilèges de Clermont. — Les magistrats municipaux prennent done l’habitude de recourir au roi, comme à leur protecteur naturel?.

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