‹ Louis XI et les VillesChapitre 155 sur 305 · Var, Slatuls, pp · texte numérisé non relu

Var, Slatuls, pp

2. Musée des Archives nationales, 1872, n° 471, p. 274, et Mélanges historiques, t. IT, p. 425.

8. Le 13 août 1477, il écrit aux Lyonnais : « Et (ousiours vous advertirons de ce qu'il surviendra. » (Arch. mun. de Lyon, AA 23,

fo 39).

adresse une première missive assez brève pour leur annoncer la bataille de Montlhéry ; le lendemain, il leur envoie une lettre plus détaillée: il ne veut pas que les habitants « pensent les choses estre autrement qu’elles ne sont »; les ennemis, déclare le roi, ont perdu plus de 2,000 hommes, tandis que, dans son armée, il n’y a que 150 hommes hors de combat ; d’ailleurs il est en bonne position pour compléter sa victoire: il tient les passages et les villes de la Seine'. En réalité, la bataille avait été tout à fait indécise : dans les deux armées, les pertes étaient aussi graves. — Le roi s'efforce donc de faire valoir ses succès auprès des bourgeois; il veut encore justifier sa conduite à leurs yeux: en janvier 1466, il annonce aux villes qu'il a l'intention de recouvrer le duché de Normandie : il prie les habitants de ne concevoir aucune inquiétude, et de ne point prêter l'oreille aux mauvais bruits qu’à cette occasion ses ennemis ne manqueront pas de répandre sur son compte”. Le 28 mai 1467, 1l écrit aux Lyonnais que Warwick, en venant à Rouen, se propose simplement de fortifier l'alliance pacifique, qui existe entre les deux royaumes. Et, à ce propos, il “fait une véritable déclaration de principes : il s’est toujours efforcé de conserver la paix. Que désire-t-il en effet? La sécurité de ses sujets, la prospérité du commerce : « que chascun puisse profiter selon son estat et vocacion », tel est son vœu le plus cher*. Le 24 juin, c’est une longue circulaire qu'il adresse aux villes pour leur notifier l’envoi d’ambassadeurs en Angleterre : il s’agit de conclure une paix dé-

1. Cf. Comes, 1. I, ch. IV (t. I, p. 47) : « Des deux parties, il mourut deux mil hommes du moins ; et fut la chose bien combatue. » Cf. Le livre des Trahisons de France, dans les Chroniques relatives à l’histoire de Belgique, 1873, p. 238 et suiv. : « De chascun costé il y en ist grand fuitte », et l’on compta plus de 2,000 morts. — Le roi annonce à Troyes et à Amiens les traités qui mettent fin à la guerre du Bien Public (Lettres, t. III, p. 3 et 6).

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