Lettres de Louis AL, t. II, p
3. Hist. Lang., t. XII, Preuves, ce. 149 et suiv. LAArChonat 70 nos
du Roussillon que de subir une ruine complète !? Parfois les États résistent avec succès à l'arbitraire royal : en 1478, ils n’accordent que 235,000 livres au lieu de 260,000, que réclamait Louis XI?; mais ce n’est qu’un cas exceptionnel. Les villes sont les plus ardentes à soutenir leurs privilèges : elles possèdent, dans les États provinciaux, une influence prépondérante : grâce à elles, en Languedoc, on veille aux intérêts du commerce, à la liberté de la navigation”.
Le roi convoque-t-1l des commissions pour la réforme des abus : il ne manque jamais d'inviter les villes à lui envoyer leurs délégués. Au moment de son sacre, c’est avec eux qu’il s’entretient des réformes que propose Thomas Basin, de la réduction de Parmée et des impôts“. En 1463, le Président des Comptes députe dans un grand nombre de villes deux commissaires, «pour avoir ladvis des habitans quel voye et moyen le Roy peut tenir pour le soulagement de son peuple, pourveu que la revenue de ses deniers tant en domaine que en aides n’en diminue, et se bon seroit de faire taille des gens de guerre avec les impositions en une mesme taille*». En juillet 1466, Éouis XI prie les municipalités d'adresser leurs demandes et leurs observations à l’assemblée des notables, qu'il réunit à Paris pour délibérer sur la réforme des abus : tous les notables s’assembleront, et, d’un commun accord, rédigeront leurs réclamations. — Les députés des