‹ Louis XI et les VillesChapitre 168 sur 305 · Mélanges historiques, t. I, p · texte numérisé non relu

Mélanges historiques, t. I, p

2. Cnazaun, Une campagne de Louis AT: la Ligue du Bien Public en Bourbonnais, dans le Bulletin de la Société d’Emulation de l'Allier, LEXTIPES 75 0 AEIUGE

3. Ord., t. XVII, pp. 307 et suiv. et Cnazaup, op. cit., pp. 108 et

sulv.

arrivaient au pouvoir, «ilz chargeroient le peuple beaucop plus que jamais ». Que désirent-ils au fond de leur âme ? La « totalle destruction » du royaume. Le roi, il est vrai, a levé des subsides extraordinaires ; mais cet argent, on l’a employé à la campagne du Roussillon, au rachat des villes de la Somme, à des conquêtes, « qui grandement touchoient le bien du royaume ». « Et a toujours eu et a le roy vouloir et entencion de soullager son peuple au mieulx et le plus brief que possible lui eust esté et sera; et le fera et monstrera par effect. Aussi y a il plus grant interest que nul autre, veu qu'il est le chief et le père de la chose publique de son royaume”. » Tels sont les arguments qu’au

nom du roi l’on présente aux bourgeois. Un autre agent

fidèle, Pierre Mandonnier, accourt dans le centre ; il con-

state que le manifeste du duc de Bourbon avait fait grande impression sur les habitants ; mais l’arrivée du comte d’Auvergne a ramené les esprits : « Povez estre seur, écrit Mandonnier au roi, que les villes de Clermont, de Montferrand, de Cussy, Saint-Pourçamn, Issoire, Brieude et autres ne

vous feront ja faulte”. » Louis XI, par ses bienfaits, gagne

Page 1