bid., pp
2. Ibid., pp. 244-46. — Toutefois, au dire de Commines, presque toutes les villes gardaient une sorte de neutralité : « Il sembloit fort quilz ecoutassent qui seroit le plus fort, ou le Roy ou les seigneurs. » (I, ch. ni, t. I, p. 21). En effet, dès la fin de mai, Mortagne se rend à un officier du duc de Bourgogne, M. de Halbourdin. Le 9 juin, les habitants de Montdidier trahissent à lear tour Louis XI. (Cf. J. Qui- GHERAT, Op. Cit., p. 290.)
Sn Letires tu pp 829282 ct hd, p 1227:
&. Voy. Commixes, I. I, ch. vr (t. 1, p. 65). A l’entrée de Louis XI à Paris, « environ le quartier des Halles, à un coing de rue, y olt ung boucher de Paris, lequel a haulte voix dit : O franqgs et noble due de Bourgogne, vous soyez le bien venu en la ville de Paris; ya longtemps que vous n’y fustes, combien qu’on vous y ait moult desiré. » (Jacques pu Crerce, IV, 33, et éd. Reiffenberg, 1823, t. III, p. 168.) — Cependant déjà avant Montlhéry, les Parisiens avaient résisté aux ennemis du roi : c’est ce que constate un officier du comte de Charolais dans une lettre qu'il écrit au bailli d'Auxerre : « Et a mondit seigneur
Mais, en ce moment, c’est de Paris que dépend l'issue de la lutte": Louis XI met tout en œuvre pour gagner les bonnes grâces des bourgeois ; même avant la bataille de Montlhéry, il déclare « qu'il aimeroit mieulx avoir perdu la moitié de son royaume que mal ne inconvénient aucun venist en ladicte ville de Paris ? » ; le 7 mars, il dispense les marchands parisiens de la foraine, que l’on avait coutume de lever à la frontière *. — Au lendemain de Montlhéry, la possession de Paris devient pour le roi une question de vie ou de mort : 1l appelle à son Conseil six bourgeois, six conseillers du Parlement et six clercs de l'Université”. Il y avait à Paris soixante-six fermes « au moien desquelles les bourgeois et le peuple avoient esté très fort traveiliés »: Le 3 août, Louis XI affranchit les habitants de toutes tailles, des aides et subsides, à l'exception de six fermes”.
trouvé ceulx de Paris tout autres que l’en ne cuidoit ; dont il n’est pas bien content sur eulx, car il n’a peu finer, ne avoir d'eulx pour ung denier de vivres : et se ne fussent ceulx de Saint-Denis, l’on eust eu faulte de pain. » (J. Quicnerar, op. cit, t. II, p. 350.)
4. « Plusieurs fois m'a-t il dit, raconte Commines, que sil neust pu entrer dans Paris et quil eust trouvé la ville murée, il se fust retiré vers les Suisses ou devers le duc de Milan, Francisque, quil réputa son grand amy, » (Commnes, livre I, ch. vu.)
2. Cf. Paul Rosiquer, Histoire municipale de Paris, 1880, p. 255 et suiv.
3. À condition de payer 6 deniers pour livre à Paris (Ordonnances royaux sur le faict et juridiction de la prévôté des marchands de Paris, Paris, 1644, p. 217).