‹ Louis XI et les VillesChapitre 183 sur 305 · Ord., t. XVII, pp. 488 et suiv · texte numérisé non relu

Ord., t. XVII, pp. 488 et suiv

D l0rd Ep 402:

3. Il confirme les anciens statuts « sans ce que les restrinctions et nouvelletez qui leur pourroyent avoir esté sur ce faictes, du temps que icelluy nostre frère a tenu et possédé lesdis pais et duché de Guyenne, leur puisse, en aucune manière, préjudicier ; mais tout ce que par luy ou sesdis officiers auroit esté faict et innové au préjudice desdis privileiges, franchises, libertez, dons, cessions et octroys desdis supplians, nous l'avons de nostre plus ample grace revocqué et adnullé... » (Cf. O'Ræiczy, op. cit.)

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5. Bibl. Nat., francais 20494, fos 60-61. — Sans renoncer absolument aux mesures qui entravent le commerce anglais, il use de tempéraments. (Fr. Micuer, Histoire du commerce et de la navigation à

Bordeaux, t. I, p. 3868 et suiv.) 6. Fr. Mrouez, loc. cit,

gleterre d'anciens souvenirs et de puissants intérêts matériels, sont déjà assimilées au royaume : voilà un résultat di-

rect de la politique de Louis XI.

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La Normandie, en 1465, a été séparée de la couronne et donnée en apanage au duc de Berri; les villes, mème avant le traité, s'étaient rendues sans résistance aux princes : «Et a toujours bien semblé aux Normans, dit Commines, et faict encores que si grant duché comme la leur requiert bien un duc! ».— Mais, dès le commencement de 1466, Louis XI tente d’éluder les clauses du traité qui lui à été imposé : l’aliénation définitive de la Normandie porterait un coup fatal à son autorité. Il n’emploie pas seulement la force armée. Par ses faveurs, il veut se concilier l'amitié des bourgeois. Au moment où 1l reconquiert Rouen, les habitants demandent des lettres de rémission : ils n'ont pas besoin de pardon, répond le roi; 1ls n’ont commis aucune faute*. Il reconnait que les gens de Dieppe ont été séduits par les mensonges des princes coalisés *. En septembre 1466, les bourgeois de Caen reçoivent de très importants privilèges: on leur accorde le droit d’élire, tous les trois ans, en présence du ball ou de son lieutenant, six échevins, un procureursyndic, un receveur des deniers communs et d’autres officlers municipaux; au corps de ville est réservé le pouvoir

1. Commines, livre I, ch. 13 (t. I, pp. 97-98), et Bas, livre II, ch. 7 et suiv.

2. Mélanges historiques, t. I, pp. 19-20. — « Les gens de nostre bonne ville de Rouen nous ont remonstré que ladicte entrée fut faicte par nuyt et à leur desceu et tres grant desplaisance, et si soubsdain quils neurent lemps ni espace de povoir envoyer devers nous pour nous en advertir. » (Mricnerer, Atstoire de France, t. NII, p. 50, note 1). :

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