Bibl. Nat., ms. fr. 20429, fo
en mars 1473, les consulats du Bas-Armagnac sont obligés de donner 1,000 livres au sénéchal de Toulouse, afin d’être exemptés du logement des gens de guerre ; ce qui n’empêche que, dès 1475, le privilège ne soit constamment violé. Les villes sont astreintes à fournir un grand nombre de francs-archers ; l'équipement de ces francs-archers constitue une lourde charge pour la petite ville de Risele ; l’on doit envoyer des vivres et des munitions jusqu’à Bayonne ; les consuls sont exposés aux tracasseries continuelles des officiers royaux".
Parfois les villes confisquées obtiennent de leur nouveau maitre de sérieuses garanties: Louis XI promet aux habitants de Séverac, qui dépendaient du comte d’Armagnac, de respecter leurs biens, meubles ou immeubles, et de sauvegarder la liberté des personnes”. Ailleurs, 1l octroie d’importants privilèges : à Alençon, en août 1473, il crée un corps de ville, il établit un maire, douze pairs et vingtquatre conseillers ; en mai 1474, au prix de 20 livres de rente, 1l cède aux bourgeois les halles, étalages et coutumes
de la ville *.
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Il exige que les municipalités lui marquent, dès l’abord, une entière soumission : s1l ne les trouve pas bien disposées à son égard, 1l les traite fort durement. Lectoure, qui avait été confisquée aux Armagnac, n'avait point manifesté au roi de sentiments hostiles ; elle avait seulement demandé à être préservée du logement des gens de guerre. Mal dé-
1. Parrouru, Comptes consulaires de la ville de Riscle, 1886, passim. — En 1476, comme les habitants ont un peu tardé à acquitter leurs impôts, le procureur et le juge menacent le consulat d'une saisie (tbid., p. 213 et suiv.).