Archives communales de Douai, BB 1, fos 48 et
3. Ovrvrer DE LA Marcus, édition de la Société de l'Histoire de France, CAL D 220:
4. Cf. Giry, Analyse et extraits d’un registre des Archives municipales de Saint-Omer, Saint-Omer, 1875, p. 116 et suiv.
5. Cf. Saint-Omer et le traité de paix de 1482, dans le Bulletin historique de la Société des Antiquaires de Morinie, t. I, p. 1057. — Au traité d'Arras, les habitants promettent de ne souffrir, en aucune façon « que aucuns du party du roy, de monseigneur le Daulphin ou de leurs adhérents ayent aucun port, auctorité ne gens en icelle. » Cf. Morixer, chap. xc.
6. Cf. Guesnon, Znventaire chronologique des chartes de la ville d'Arras ; Paris, Louis XI et la ville d'Arras, 1868, et Bourior, Louis XI et la ville d'Arras, 1867.
ETIe
Cette ville est toujours restée fidèle aux ducs de Bourgogne, qui entretiennent avec elle des relations suivies'. — La cité d'Arras appartenait à l’évêque, qui relevait du roi : à la mort de Charles le Téméraire, du Bouchage s'en empare, Mais il s’agit aussi de s’assurer de la ville. Louis XI emploie tout d’abord la douceur : il envoie Commines, accompagné d’une forte escorte, pour convertir les habitants
à son parti?. La bourgeoisie commence à se laisser gagner :
« Plusieurs personnages, demeurant à Arras, des bourgeois et officiers de ladicte ville se absentoient journellement et tiroyent en cité du party du roy, préveant les fortunes a venir®. » Le 16 mars 1477, les notables débattent avec le Chancelier les conditions auxquelles ils offrent de rendre la place. — La ville restera en la garde du roi, jusqu’à ce que la duchesse de Bourgogne lui ait fait hommage; elle se mettra sous sa protection. Par contre, Louis XI ne lui imposera aucune garnison et confirmera tous ses privilèges. Aux habitants qui tiennent des fiefs nobles il accorde la dispense du ban et de l’arrière-ban. Il reconnaît la juridiction des échevins*. — Mais le menu peuple est très hostile à Louis XI : la foule menace ses ambassadeurs.
1. Après la bataille de Granson, Charles écrit aux habitants qu'il n’a subi qu’un échec insignifiant ; il leur demande cependant un secours de 1,400 hommes, qu'on ne se presse pas de lui fournir. Après Morat, le duc déclare dans sa lettre qu'il n’a pas essuyé une grande défaite, puisqu'il n’y a eu « nulle perte de gens de cheval »; toutefois il se plaint vivement qu'on ne lui ait pas envoyé les secours qu'il réclamait. (LEcEsne, Âistoire d'Arras, Arras, 1880, p. 386 et suiv.).
2. « Mais la principalle raison de mon allée auxdicts lieux estoit pour parler a aucuns particuliers de ceulx qui estoient là... » (Cowunes Ve Che dE ID p.766 suive);
3. Pour flatter les bourgeois, il donne une « seigneurie en parlement » à un notable, Me Oudart.
4. Guesxon, op. cét., p. 290, et p. 296 et suiv. ; CommiNes-LENGLET,
D'ailleurs, Marie de Bourgogne considère toujours les Arragcois comme ses fidèles et loyaux sujets; le 24 mars 1477, elle leur recommande de se défier des Français : « Avez garde, dit-elle, a ce que par le soubtilité, force et violence des gens de guerre estans a l'environ de nostre bonne ville d'Arras, vous, nos bons et loyaulx subgetz, ne soyez dommagez, foulez ne oppressez en corps ne en biens'... » Les habitants, en somme, n'ont conclu de traité avec Louis XI que sous l'empire de la nécessité; ils ne tardent pas à réclamer une garnison à leur duchesse *; puis, ils lui envoient douze députés, pour lui demander quelle conduite ils daoivent tenir; ils ne partent qu'après avoir reçu un sauf-conduit du voi de France; celui-ci, violant toute légalité, les fait arrêter, conduire à Hesdin, juger et condamner comme eriminels de lèse-majesté. Puis, il ordonne à ses artilleurs de canonner la ville. Les assiégés demandent grâce : Louis XI les reçoit à composition, moyennant une amende de 60,000 écus d'or. Bien qu'il approuve les nombreuses exécutions capitales qu'ordonne du Lude*, il affecte encore la clé-
t. IIT, p. 505 et suiv. — Tous ceux qui ont quitté la ville pourront réintégrer leur domicile sans être poursuivis « pourveu qu ilz viengnent personelement faire le serment es mains du roy et de monseigueur le chancellier où d'auleun des officiers du roy, qui a ce sera par le roy commis ».