‹ Louis XI et les VillesChapitre 215 sur 305 · Mormwer, chap. LII, p. 128 et suiv · texte numérisé non relu

Mormwer, chap. LII, p. 128 et suiv

pour mieux lui résister, entretient à ses frais cent cinquante arquebusiers allemands et suisses’. — Douai qui, avant 1477, avait envoyé des secours continuels au duc de Bourgogne, reste fidèle à la duchesse : le 29 septembre 1477, le corps de ville décide « de ne souffrir nulz Franchois dans la ville pour y faire quelque assemblée ». Il garde une garnison autrichienne et résiste à toutes les menaces de Louis XI?. La ville de Saint-Omer fait une résistance tout aussi énergique”. Au traité d'Arras, elle est assignée en dot à Marguerite d'Autriche. Louis XI essaie vainement de se concilier l’amitié des habitants en leur accordant des lettres de rémission, en les exemptant du droit d’issue et de l’imposition foraine : ils ne se soucient nullement d’être français; ils veulent garder la neutralité’; encore en 1487, ils secouent le joug qu’on veut leur imposer, « aymant mieulx pour une fois, déclarent-ils, se mectre en dangier de leurs vies que de demeurer en la subjection, servitude et thirannye desdits Franchois*. » — Mais, il n’est rien de plus caractéristique que les rapports de Louis XI avec la ville d’Arras*.

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