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où
il en avait convié un grand nombre à son sacre. — Pour tout ce qui suit, cf. Ch. Aner, Louis XI el les bourgeois de Metz, dans les Mémotres lus à la Sorbonne (Histoire), 1864, pp. 25 et suiv,
aux Messins qu'ils ont désiré autrefois devenir « amez et feaulx sujets » du roi de France. Il les invite à conclure un traité avec lui : « Nous vous porterons et suppourterons, ajoute-t-il, envers tous et contre tous ceulz qui vous voldront nuyre ». Le héraut réclame une prompte réponse, mais l'embarras des magistrats est extrême : au bout de deux jours, ils adressent au roi une lettre respectueuse, mais dont les termes sont très vagues. C’est alors que Louis XI répond aux Messins qu’il ne leur a jamais écrit de lettre, qu'il n’a pas de héraut du nom de Poictiers'. Les Messinsluirenvoient sa lettre du 1? mai : il déclare de nouveau qu'il s’agit d’une contrefacon?. Comment discerner la vérité ? La lettre est-elle réellement apocryphe ? C’est une question qu'il est impossible de résoudre. Cependant, il est permis de penser que Louis XI à voulu tâter le terrain. La réponse des Messins l’aurait dissuadé de mener l’entreprise plus avant. — En tout cas, l’empereur Frédéric ITT prend l'affaire au sérieux : il publie un manifeste, dans lequel il exprime sa ferme intention de soutenir Metz contre toute attaque extérieure.
Louis XI vise encore la possession de la ville de Bar : dès le 8 mars 1466, il offre aux bourgeois sa protection, en l'absence de leur seigneur, le roi René, et leur envoie spécialement son chambellan, le sire de Baudricourt*. Le 10 août 1467, il leur expose que l’évêque de Verdun a promis au duc de Bourgogne de le faire pénétrer en France par le Barrois : 1l les supplie de résister aux ennemis qui voudraient traverser leur pays : « Nous avons bien mémoire, déclare-t-il, que de tout temps avez aimé et désiré le bien de la maison et de la couronne de France, et estez deplaisans