‹ Louis XI et les VillesChapitre 235 sur 305 · Facnrez, op. cit., p. 121 et suiv · texte numérisé non relu

Facnrez, op. cit., p. 121 et suiv

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boration des maîtres-jurés, les ordonnances des pourpointiers, des foulons de draps, des vanniers et quincailliers, des tisserands de laine, des « faiseurs d’esteufs », des huchers, des charpentiers!.

Le roi possède de nombreux droits sur les corporations : à Paris, de sa propre autorité, il crée un boucher* ; à Amiens, un barbier*; en 1467, il fait don de l'office de roi des meérciers à Richard Cailly, ancien serviteur de sa mère*, — HN est l'arbitre suprême des débats qui peuvent s'élever entre les divers corps de métiers: en 1469, il défend aux barbiers de la ville de Bourges de s’immiscer dans les affaires des barbiers du bourg, dont la juridiction appartient au couvent de Saint-Sulpice”. Il réglemente l’industrie, en mille manières : 11 soumet les marchands drapiers de Paris à des règles très minutieuses et punit sévèrement toutes les infractions dont ils peuvent se rendre coupables®. Il ne souffre pas que, sans sa permission, l'on construise des moulins ou que l’on établisse des ateliers de teinture’. — Les rois des métiers, qui reçoivent leur office de Louis XI, jouissent aussi d’une très grande autorité : en 146%, Olivier

1. Ord., t. XVI, p. 581 et suiv. — En juin 1477, le bailli de Rouen, en compagnie des procureurs et avocats du roi, examine les statuts du métier de broderies, que les maîtres jurés ont rédigés ; il prend l'avis des gens compétents, fait quelques corrections au règlement et le soumet méme au jugement des ouvrières en broderie qui l'approuvent : c'est alors seulement qu'il est promulgué (Bibl, Nat., ms. fr. n0 5667). — Les choses se passent de même sorte pour les statuts des drapiers de Rouen, en août 1462 (Ord., t. XV, p. 544 et suiv.).

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3. Aug. Turerey, op. cit., t. II, p. 253. — Dans la même ville, en 1464, Charlotte de Savoie crée un sellier.

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