‹ Louis XI et les VillesChapitre 234 sur 305 · L'apprentissage continue à être long et coûteux · texte numérisé non relu

L'apprentissage continue à être long et coûteux

3. Cf. René px Lespinasse et Francois DE Boxxarpor, Les méliers et corporations de la ville de Paris, dans la Collection de la Ville de Paris:

&. Aug. Tarerry, op. cüt., t. IV, p. 286.

5. Henri Mari et P.-L. Jacos, Histoire de Soissons, 1837, t. IT, p. 343.

6. Aussi, au Consulat, trouve-t-on beaucoup de gens de métiers (Arch. mun. de Montpellier, BB, Délibérations, an. 1466, et passim).

7. La mairie d'Abbeville rédige les statuts des merciers, en août 1463 : « Ordonnances faites en la premiere mairie de sire Hugues

détails de fabrication, il leur arrive d’édicter des règles fort minutieuses'; dans leurs ordonnances, ils vont jusqu’à tarifer les profits des artisans”. Dans beaucoup de villes, comme à Poitiers, nul compagnon ne peut être reçu maître sans l’assentiment des échevins ou des conseillers”.

Louis XI s'attaque aussi à l'indépendance des corps de métiers : il s'efforce de les subordonner, de plus en plus, au pouvoir central. Déjà au xim° siècle, les grands offciers de la couronne, tels que le grand chambrier, le grand panetier, le chambellan; d’autres personnages, comme le premier maréchal de l'écurie, les écuyers, le barbier du roi, les maîtres des œuvres de maçonnerie et de charpenterie exercent sur certains métiers une juridiction supérieure*. Au xv° siècle, aucun statut ne peut être établi ou revisé sans le consentement du roi ou de ses officiers. Louis XI confirme un grand nombre d'anciens règlements et en établit beaucoup de nouveaux: Robert d’Estoutteville, garde de la prévôté de Paris, « commissaire et réformateur général sur le fait et gouvernement de la police des mestiers et marchandises de Paris », rédige, pour la bonne ville, en colla-

Malicorne, maieur d'icelle ville sur le fait, estat et marchandise de l'enseigne des merchiers de ladite ville, pour éviter aux frauldes, cautelles et maléfices que on pooit faire ès denrees et marchandises et entretenir la confrairie de Notre Dame, fondée par iceulx de ladite enseigne en l'église Saint Vulfran, en icelle ville, lequel estatl et marchandise a esté ordonné estre excerssée en la maniere qui s'enssuit... » (Aug. Tarerry, op. cüt., t. IV, p. 274). — Le maire et les jurats de Bordeaux édictent les statuts des merciers et des cordonniers (Ord., t. XV, pp. 414 et 451).

1. C’est ce que l’on voit dans les règlements édictés, en 1467, par les magistrats de Poitiers sur le métier d'orfèvrerie (Bibliothèque municipale de Poitiers, Collection dom Fonteneau, tome XXII, p. 351 et suiv.).

2. En octobre 14784, l'échevinage d'Amiens décide que les grossiers auront droit à un profit de trois sous par somme de poisson (Aug. Taierry, op. cit , t. II, p. 358 et suiv.).

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