Bibl. Nat., ms. fr. no 2811, fo
&. Bourior, op. cüt., t. III, p. 83.
quelle ils étaient soumis pour la vente de leurs œuvres'. En 1467, il a organisé militairement les corporations de Paris. Il réunit plusieurs corporations sous une même bannière ; il confie l'armement et l'équipement des métiers à des principaux et des sous-principaux, dont la nomination est réservée aux chefs d'hôtel. Ainsi, tout en trouvant un nouveau cadre pour l’armée, il donne aux corps de métiers une véritable importance politique, un réel prestige?.
Louis XI marque par ses actes l'intérêt qu'il porte au développement de l’industrie. Dans la ville de Montpellier, qui est déchue de son ancienne splendeur, et que l’on peut considérer comme ruinée, il érige, en 1476, « l'art de la draperie® »; à Poitiers, il tente d'établir la même industrie; il exempte les drapiers de l’impôt qui pèse sur les laines « afin qu'ilz soient tenuz lever et droissier drapperie de draps de layne en la dicte ville » ; il espère, par ce moyen, faire naître en cette ville une prospérité nouvelle“.
Il donne encore tous ses soins au progrès de l’industrie minière. [Il envoie en Roussillon une commission qui doit constater dans ce pays l'existence de mines d'argent et de plomb et lui rapporter des échantillons de ces métaux°. En septembre 1471, il rend une ordonnance relative à l'exploitation des mines. Il reconnaît que, pour cette industrie, la France est très inférieure à l’Allemagne, à la Hongrie, à la Bohême, à la Pologne, à l'Angleterre. Si les mines étaient bien entretenues, ajoute-t-1l, « s’espandroit l'or et l'argent par les bourses, et y auroient tous et chascun en son endroit grande utilité et prouflit ». Il décrète done que quiconque
1. Voy. À. Cnauvicné, /istoire des corporations d'arts et méliers de Touraine, Tours, 1885, p. 31.
Or EX NI EppA071Fet-suiye
3. Germain, Histoire du commerce de Montpellier, Montpellier, 1861, t. II, pp. 387-90.
&. « Par ce que par nul autre moyen ne se povoit peuppler ne fortifier ». (Bibl. Nat., ms. fr., n° 20430, fo 70).