‹ Louis XI et les VillesChapitre 27 sur 305 · Varin, Staluts, p · texte numérisé non relu

Varin, Staluts, p

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charges municipales, car ces fonctions ne laissent guère de loisirs! et sont fort peu rémunérées. À Poitiers, un conseiller reçoit 10 livres tournois par an”; à Lyon, les consuls gagnent 20 livres”; à Tours, les gages du maire ne peuvent dépasser 30 livres; à Poitiers, si, pendant longtemps, le maire à reçu une somme assez forte, 150 livres, dès 1465 son traitement est diminué‘. — Il est vrai que ces personnages sont souvent affranchis des charges municipales. Mais on tend, de plus en plus, à supprimer ce privilège: à Nimes, la réforme de 1476 décide que les consuls, leur clavaire et leurs employés seront astreints à acquitter les tailles royales et les subsides municipaux, à l'exception du eapage”. La réforme du Puy, de 1409, supprime pour les consuls l’exemption des tailles*. Souvent, comme à Poitiers, on ne peut entrer à l'Hôtel de Ville qu'après avoir déboursé une certaine somme’. Seuls, des bourgeois aisés ou de notables commerçants entrent dans les corps de ville.

En général, le pouvoir se concentre de plus en plus entre les mains de quelques individus. Presque partout, le nombre des magistrats diminue: à Moissac, depuis 1442, il n'y a plus que quatre consuls, au lieu de six”; autrefois à Toulouse on comptait douze Capitouls : on les voit réduits à huit, au xv° siècle. À Rouen, il n'y à que six conseillers,

1. À Lyon, ils doivent se réunir tous les mardis et tous les jeudis, sans compter les séances extraordinaires (Arch. mun. BB, passim).

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