Arch, mu». de Toulouse, AA 5, fo 112 et AA 39, no 29. o
subir dans le courant de l’année!. — Quant au capitaine de la ville, qui a pour mission de veiller à la garde et à la sécurité de la place, il dépend aussi, le plus souvent, des magistrats municipaux ; c'est par eux qu'ilest élu, et c'est la ville qui paie ses gages”.
De plus en plus, les corps de ville tombent aux mains de l'aristocratie urbaine et constituent une véritable oligarchie. Non seulement, pour poser sa candidature, 1l faut satisfaire à des conditions légales très strictes”; mais encore on n'est choisi que par une très faible partie des habitants de la ville. A Paris, voici les personnages qui prennent part à l'élection du prévôt des marchands et des échevins : lancien prévôt, les quatre anciens échevins, les vingt-quatre conseillers, les seize quartiniers et trente-deux notables, recrutés dans la riche bourgeoisie ; d'ailleurs ces notables eux-mêmes sont élus à plusieurs degrés : dans chaque quartier, le quartinier et six notables désignent quatre personnages, parmi lesquels le prévôt, assisté des échevins et des conseillers, choisit deux électeurs*. À Toulouse, chaque Capitoul doit désigner six bourgeois de son quartier ; puis a lieu une première sélection : quatre notables, dans chacun des huit capitolats, sont éliminés; on obtient ainsi seize con-
Eysserre, Æistotre de Beaucaire. Paris, 1867, t. II, p.45 et suiv. J, Varsex, Lettres de Louis AT, t. II, p. 353-354 et Exsserre, bid., p. 2 et suiv. — Les habitants de Lyon soutiennent énergiquement que le droit de disposer de cet office n'appartient qu'au Consulat (Arch. mun. de Lyon, BB 9). — À Amiens, c'est le maire, qui, en général, est investi des fonctions de capitaine (Bibl. Nat., Coll. dom Grenier, te NOV EH20):
3. Il faut résider dans la ville, quelquefois y être né, comme à Paris; n'avoir plus de comptes à rendre à la municipalité (Aug. Tuierry, Recueil de documents inédits, t. II, p- 304 et suiv.).
&. Cf. Arch. Nat. KK 1007, fos 450 et suiv.; Leroux De Lincy, Héstoire de l'Hôtel de Ville de Paris, p. 153 et suiv.; et Georges Prcor, Recherches sur les quartiniers, cinquantenters et dixainiers de la ville de Paris, dans les Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, tome I
(1875), p. 133 et suiv.
seillers. C'est alors que les Capitouls et huit conseillers choisissent trois personnes dans chaque capitolat : les noms de ces vingt-quatre candidats sont livrés au viguier, qui nomme les huit capitouls. À Poitiers, l'on déeide, en mars 1467, que, lorsqu'il s'agira de remplacer un membre du conseil de ville, le « Cent » désignera cinq personnes parmi les Vingt-Cinq, et huit parmi les Soixante-Quinze, « lesquelz nommez et esleuz incontinent feront serement sollempnel en plain eschevinage de eslire en leurs conférences des plus notables hommes de ladite ville, demourans en ycelle, lesquelx leur seront baillez par escript, pour entrer oudit nombre des LXXV et aussi qu'ilz esliront des plus notables et honnestes hommes des LXXV pour mectre et entrer oudit nombre des XXV'. »
Les chefs de la municipalité sont presque toujours assistés de conseillers : à Paris, le prévôt et les quatre échevins sont entourés de vingt-quatre conseillers ; à Poitiers les Vingt-Cinq prennent l'avis des soixante-quinze jurés; à Reims, le conseil ordinaire se compose de quatre praticiens, licenciés en lois, de trois nobles, de trois bourgeois et de trois marchands”. Mais le choix de ces officiers appartient exclusivement au patriciat. — En somme, tous ces magistrats se recrutent par cooptation?, sous la surveillance de l'autorité royale, qui participe aux élections.
D'ailleurs les riches bourgeois seuls peuvent briguer les
4. Le serment qu'ils prononcent devant le viguier, à leur entrée en charge, est significatif: « Je promets, déclare chacun d'eux, qu'à la fin de notre administration, j'élirai des personnes convenables et dignes de l'office de capitoulat. » (Du Mècr, Le serment des capitulaires ou capitouls de Toulouse pendant le XV? siècle, dans les Mémoires de l’Académie des sciences de Toulouse, 4e série, t. VI, année 1856).
2. Arch. mun. de Poitiers, Carton 98, n° VI, fo 90 vo. — A Lyon, le conseil de ville choisit deux maitres de chaque corps de métier; et ce sont ces délégués, qui élisent les conseillers nouveaux (Pièces Juslificatives, n° T).