‹ Louis XI et les VillesChapitre 270 sur 305 · A. Janvier, Les Clabault, passim · texte numérisé non relu

A. Janvier, Les Clabault, passim

lettre du roi, les gens d'église sont convoqués à l'hôtel de ville’. À Tours, au Conseil de ville, siègent douze ecclésiastiques, dont l'élection n'appartient pas seulement au clergé, mais encore aux bourgeois laïques” ; les habitants ne doivent tenir aucune assemblée générale sans en avertir Pévèque et l’abbé de Saint-Martin; deux commissaires ecclésiastiques participent à la vérification des comptes municipaux”. Les habitants d'Orléans envoient aux Etats de 1468 trois députés : l’un est le délégué des bourgeois, mais les deux autres représentent les gens d’Eglise et les nobles*. Dans le midi, il est souvent bien difficile de faire une distinction quelconque entre un noble et un bourgeois : à Bordeaux, les gentilshommes font partie de la bourgeoisie®; à Moissac, les statuts de 1489 distinguent deux catégories principales d'habitants : les grands, qui comprennent les nobles, les clercs, les bourgeois, et les petits, qui se composent de marchands, de notaires, d’artisans, de laboureurs®. Dans le midi, les impôts, de personnels, tendent de plus en plus à devenir réels: en octobre 1464, Louis XI décide qu’en Languedoc les gens d’Eglise, nobles et autres privilégiés paieront des tailles pour tous les biens roturiers qu'ils auront acquis’. D'ailleurs, en déclarant à plusieurs reprises qu'aucun noble ne dérogerait à sa qualité pour s'être adonné au grand commerce, le roi lui-même

Page 1