Bibl. Nat., ms. fr. n° 20492, fo
3. Archives historiques du Poitou, t. VII (1878), pp. 370-71.
&. Bibl. Nat., ms. fr., n° 6980, fo 72.
desirez... que en nulle aultre cité du monde: car ceux qui les ont les font valloir ce que 1lz peuvent, et non pas ce quilz doibvent; et y a offices sans gaiges, qui se vendent bien huit cens escuz, et d’autres ou il y a gaiges bien petiz, qui se vendent plus que leurs gages ne sauroient valloir en quinze ans‘... » Les offices, dès ce moment, commencent à s'acheter et partant à devenir héréditaires : 1l se crée une noblesse nouvelle de fonctionnaires, d’officiers, quiserecrute, en grande partie, dans la bourgeoisie. — Les corps de ville se trouvent aussi entre les mains d’une véritable aristocratie bourgeoise qui, issue de gens de métiers et de marchands, donnera naissance à des gentilshommes. Il n’est pas rare de voir des familles d'artisans, qui s'élèvent progressivement à la classe des marchands, puis à celle des bourgeois, et qui, sous le règne de Louis XI, confinent déjà à la noblesse : les Clabault, d'Amiens, sont drapiers au xiv° siècle ; au xv', ils deviennent marchands « en waides » et entrent à l’échevinage ; sous le règne de Louis XI, ils font figure comme
personnages politiques, ils s’allient à des maisons nobles*?.
FFT:
En même temps, la noblesse tend à se rapprocher de la haute bourgeoisie. On l’a déjà remarqué, les nobles et les cleres qui habitent les villes sont bien réellement bourgeois des villes où ils résident. À Poitiers, pour toutes les affaires graves, chaque fois par exemple que l’on reçoit une
1. Comminess, 1. I, $ 6 (t. I, p. 65). — Basin fait des observations analogues : « Tanta enim ambitio obtinendorum officiorum propter felicitatem temporalem, qua, qui sub patre oflicia tenuerant, potiti : existimabantur, animos omnium poene regnicolarum obsederat, ut certatim de toto regno, pro hujusmodi causis, maximus ficret ad eum concursus... Mira quippe ad illa obtinenda ambitione innumeri fere ferebantur:...>. (BAsiN, LT ch 2 1 1l pp.7-8):