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La bibliographie des ouvrages qu'il nous à fallu consulter est considérable. Les histoires générales sont peu instructives : Duclos et Legeay manquent trop de critique et n’ont pas suffisamment étudié les documents originaux ; Michelet seul à compris admirablement l’époque qu'il traitait et sa prose imagée a plus d’une fois inspiré nos recherches. Nous avons étudié avec le plus grand profit la monographie si vivante que M. Luüchaire a consacrée à Alain le Grand; on doit aussi une grande estime à l'excellente biographie d'Ymbert de Batarnay, que M. de Mandrot a écrite d’une plume si alerte.
Il est peu d'histoires provinciales qui nous aient paru sérieuses ; toutefois 1l faut faire exception pour l'Histoire du Berri, de Raynal; Henry, dans son istoire du Roussillon, Leymarie, dans son Histoire du Limousin, Charles Jarrin, dans La Bresse et le Bugey, ont élucidé bien des questions. Nous avons dû encore dépouiller avec le plus grand soin l'Histoire du Cotentin, de Dupont, et l'Histoire des institutions de l'Auvergne, de Rivière.
Les histoires municipales abondent, mais la plupart sont insignifiantes ; les plus sérieuses, fort souvent, ne citent qu'imparfaitement leurs sources. Cependant, l'Histoire de Nimes, de Ménard, l'Histoire de Paris, de Félibien, l’AHistoire de Montpellier, de d’Aiïgrefeuille, le Mémoire sur l'lustoire civile et ecclésiastique d'Auxerre, de l'abbé Lebeuf, sont riches en documents. M. Boutiot, dans son Aistoire de Troyes, M. Giraudet, dans son AHistoire de Tours, Marlot, dans son Aistoire de Reims, ont analysé avec conscience les archives de leur ville. Mais on désirerait beaucoup de monographies comme l'Histoire des institutions municipales de Senlis, de Flammermont, et surtout comme les Ætablissements de Rouen, de M. Giry, qui décrivent avec tant d’ori-
ginalité la vie municipale de toute la France de l’ouest. —
Les revues des Sociétés Savantes nous ont fourni bien des mémoires intéressants, que nous ne pouvons citer dans cette préface ; notons seulement Louis XI et les bourgeois de Metz, d’Abel ; les études de M. Boutiot et de M. Paris sur Louis XI et la ville d'Arras; la Réforme de l'administration municipale du Puy, de M. Chassaing ; Une campagne de Louis X1, de M. Chazaud ; Besancon pendant les guerres de Louis XI, de M. Clerc; les Nésociations de Charles VIT et de Louis XI avec les évêques de Metz pour la chätellenie d'Epinal, de M. Duhamel. Tous ces travaux contribuent à éclairer les relations de Louis XI avec les villes.
En ce qui concerne les questions commerciales et industrielles, nous avons trouvé d'excellents guides dans l’AHistoire du commerce de Montpellier, de Germain; dans l’Histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux, de Fr. Michel; dans le Mémoire sur le commerce maritime de Rouen, de M. de Fréville; dans l’£tienne Turquet, de M. Vital de Valous. Enfin M. Pigeonneau, dans son Histoire du commerce de la France, nous a donné une excellente synthèse de toutes ces études.
Au début de ce travail, c’est pour nous un devoir et un plaisir de manifester notre reconnaissance la plus vive à MM. Lavisse et Luchaire, qui nous ont inspiré l'idée de l’œuvre que nous avons entrep rise et nous ont constamment soutenu de leurs conseils. Nous n'avons pas moins d’obligation à M. Giry, qui si souvent a dirigé nos recherches. M. Vaesen, l'éditeur des Lettres de Louis XI, nous a prodigué les trésors de son érudition. Nous ne pourrons non plus trop remercier M. Alfred Spontet M. Max Bruchet, archivistes paléographes, à qui nous devons tant d’utiles avis et de précieux renseignements. À la Bibliothèque Nationale, M. Coudere ; aux Archives Nationales, M. Le Grand ont bien
voulu faciliter notre tâche. En province, si nous avons pu
consulter avec profit les archives départementales et les archives communales, c’est grâce à l’accueil bienveillant que nous avons recu partout: nous adressons tous nos remerciements à M. Lièvre, archiviste de Poitiers; à M. Joseph Garnier, archiviste de la Côte-d'Or; à M. Guigue, archiviste du Rhône; à M. de la Cour de la Pijardière, archiviste de l'Hérault; à M. Roschach, archiviste de Toulouse; à M. Biais-Langoumois, archiviste d'Angoulème; à M. Doinel, archiviste du Loiret; à M. Brutals, archiviste de la Gironde; à M. Barckhausen,
professeur à la Faculté de droit de Bordeaux.
Nevers, 30 octobre 1890.