‹ Louis XI et les VillesChapitre 3 sur 305 · Les Etablissements de Rouen, p · texte numérisé non relu

Les Etablissements de Rouen, p

3. Parmi nos prédécesseurs, il nous faut citer encore Just Paquet, qui a écrit, en 1835, un mémoire sur les Institutions provinciales, com-

es Ni 7

Toutefois, nous n’avons jamais eu l’idée de décrire par le menu détail l’histoire de toutes les villes : les mêmes faits se reproduisent presque partout de même façon. En pareille matière, il convient d'employer une méthode synthétique, qui puisse nous éclairer non seulement sur l’histoire des villes et de la bourgeoisie, mais aussi sur le caractère et la politique de Louis XI.

Les sources de notre étude sont nombreuses et variées. Il nous a fallu également recourir aux documents inédits et aux documents imprimés. Examinons, en premier lieu, les fonds d'archives.

Aux Archives Nationales, les documents relatifs aux villes ne sont point abondants : il suflit de noter les registres du Trésor des Chartes, les cartons des rois et quelques registres de l'hôtel de ville, qui, comme le K 951, contiennent des actes intéressants, notamment des procès-verbaux d’élections. Nous avons encore dépouillé les registres du Parlement, mais sans grand profit’.

Il n’est pas nécessaire non plus d’insister longuement sur les archives départementales : aux Archives de l'Hérault, nous avons trouvé huit volumes de Titres de Languedoc ; dans la Gironde, les registres du Parlement de Bordeaux ; dans la Haute-Garonne, les registres du Parlement de

Toulouse nous ont été de quelque secours.

munales et corporalives sous Louis AT: l'auteur n’a guère fait usage que des Ordonnances Royales.

1. Toutefois le procès relatif à la mairie d'Angers nous a été révélé

par le X2449,

SRE

Mais c’est aux archives communales que nous devons notre plus ample moisson. Dans la plupart des villes, il est trois séries qu'il nous a fallu dépouiller, la série AA, qui contient les actes des rois ; la série BB, où sont consignées les délibérations des conseils municipaux ; la série CC, où sont rapportées les pièces de gestion et de comptabilité. Un grand nombre d’archives municipales ont été inventoriées, ce qui à singulièrement facilité notre travail. Nous avons particulièrement exploré les archives de Dijon, de Lyon, de Perpignan, de Toulouse, d’Angoulème, de Poitiers, d'Orléans. Les archives de Lyon et de Poitiers possèdent tous les procès-verbaux des délibérations, qui ont été tenues de 1461 à 1483 : nous y voyons minutieusement décrites toutes les affaires municipales.

Le département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale a fourni une bonne part de nos documents inédits. Dans ce département, c’est le fonds français qui a donné le plus fort contingent: il est des séries de volumes qui contiennent presque exclusivement des pièces contemporaines de Louis XI : tels sont Le fonds Bourré, dont M. Vaesen a dressé un excellent catalogue dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes”, et l'ancien fonds de Béthune, qu'on pourrait assez justement appeler fonds du Bouchage *: ces deux fonds offrent en abondance des lettres du roi ou de ses agents, des circulaires, des rapports, des mémoires, qui montrent dans le détail et comme au jour le jour les procédés politiques

familiers à Louis XI. Tel est encore l’intérêt de la grande

1ACEMe tr XL pn 438%et suiv., le tAX DIV pp. 26,1 301; t. XLV, pp. 152 et 488; le t. XL VI, pp. 272, 625, 727. Le fonds Bourré comprend les volumes qui sont cotés du numéro 20483 au numéro 20499.

2. Il s’agit de 23 volumes manuscrits, cotés du numéro 2894 au numéro 2916.

collection, qui a été rassemblée par Legrand, et qui ne comprend pas moins de trente volumes de pièces originales et surtout de copies". Pour les villes du Midi, la Collection Doat est une mine inépuisable : on y retrouve un grand nombre de copies dont les originaux semblent à jamais perdus. Citons encore la Collection Moreau, et en particulier les tomes CCLV et CCLVI, la Collection de Lorraine, la Collection de Languedoc, les Portefeuilles Fontanieu, les Nouvelles Acquisitions Francaises.

Quant au fonds latin, il nous a été d’un faible secours : on n’a guère pu mettre à profit que les numéros 9178 et 9179, débris des papiers de Dom Pacotte, et qui d’ailleurs se trouvent en double aux archives de l'Hérault, sous la dénomination de Titres du Languedoc.

La Bibliothèque de Poitiers possède la précieuse Collecion de Dom Fonteneau, à laquelle l’on doit de nombreux

renseignements relatifs aux villes du Poitou.

Mais pour l’époque de Louis XI une grande quantité de documents sont déjà imprimés ; nous avons pris à tâche de dépouiller les grands recueils généraux, les publications d'archives provinciales et municipales.

Parmi les recueils généraux, il n’y a guère à noter que les Ordonnances du Louvre et le Recueil général des anciennes lois francaises, d'Isambert. — Parmi les publicatons d'archives provinciales, il est des ouvrages de premier ordre : l'Histoire de Lorraine, de dom Calmet; l'Histoire du Languedoc, de dom Vaissette; le Recueil des monuments inédits relatifs à l'histoire du Tiers Etat, d'Augustin Thierry.

Des collections plus récentes, comme les Archives histo-

1. La Collection Legrand s'étend, dans le fonds français, du numéro

6960 au numéro 6990.

Re ——

riques du Poitou etles Archives historiques de la Gironde, nous ont été d’un usage journalier.

Les publications de documents municipaux sont plus disséminées. Les collections cependant, sont abondantes: on ne peut passer sous silence les Archives administratives et les Archives législatives de Reims, de Varin; la collection des Archives municipales de Bordeaux; la Collection de documents inédits relatifs à la ville de Troyes; les Archives de la.ville de Lectoure et les Comptes Consulaires de la ville de Riscle, que M. Parfouru a édités avec tant de soin ; l’Inventaire analytique des Archives d'Amboise, de l'abbé C. Chevalier ; les Analyse et extraits d’un registre des archives municipales de Saint-Omer, de M. Giry ; l’Anventaire chronologique des chartes de la ville d'Arras, de M. Guesnon.

Les lettres, les correspondances ne sont pas moins intéressantes que les pièces d'archives. La publication capitale, en cette matière, est celle des Lettres de Louis XI, que M. Vaesen poursuit sans relâche, et dont quatre volumes ont déjà paru. Nous devons encore une mention spéciale à la Correspondance de la mairie de Dijon, de M. Joseph Garnier ; aux Documents relatifs à la Ligue du Bien Public, que Jules Quicherat a publiés dans les Mélanges historiques; aux Archives d'un serviteur de Louis X1, de M. de la Trémoille ; au Jean de Reilhac, de M. de Reïlhac.

On ne peut négliger non plusles chroniques et les mémoires. Commines et Basin: tels sont les chroniqueurs les plus instructifs ; mais 1l ne faut dédaigner ni Chastellain, ni du Clercq, ni Molinet; la Chronique Scandaleuse et le Journal de René Maupoint retracent fort bien l'histoire de Paris pendant la guerre du Bien Public. Les éditions que Lenglet-Dufresnoy et M'* Dupont ont données de Commines ; l'édition de Basin par Quicherat renferment beau-

coup de pièces justificatives, du plus haut intérêt.

Page 1