‹ Louis XI et les VillesChapitre 40 sur 305 · Aug. Tnierry, Rec. de mon. inéd., t. IV, pp · texte numérisé non relu

Aug. Tnierry, Rec. de mon. inéd., t. IV, pp

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vient, à tout instant, dans le gouvernement intérieur des villes. En 1472, il prescrit au sénéchal de Toulouse d’examiner si les ordonnances, promulguées par les Capitouls, sont bien conformes aux intérêts de la ville". Le maire et les jurés de Bordeaux ont rédigé des statuts relatifs au commerce du vin : pour en obtenir confirmation, ils envoient au roi un député”. — Les agents de Louis XI, comme :l est naturel, se montrent encore plus actifs que leur maître. À Paris, en avril 1482, le prix des denrées à triplé; il y a disette : on est menacé d'une sédition”. Le prévôt des marchands, les échevins et les autres notables se sont assemblés afin de « pourveoir au mieulx qu'on pourra au fait de la polixe ». Cependant, aux yeux de F. Hallé, 1l est de toute nécessité que l'autorité royale intervienne : «il est besoing que par gens de bonne autorité soit donnée provision au fait desdiz blés et à la polixe de ceste ville ». L'officier royal considère que les magistrats parisiens sont incapables, par eux-mêmes, de maintenir l’ordre dans leur cité“.

En résumé, la vie politique des villes est bien affaiblie : les magistrats municipaux, qui seuls détiennent encore l'autorité, ont perdu presque toutes leurs fonctions militaires et financières; de leurs anciennes attributions, ils n'ont conservé que la police. Malgré de trompeuses appa-

rences, toute la Justice est aux mains des fonctionnaires

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