‹ Louis XI et les VillesChapitre 39 sur 305 · Bibl. Nat., ms. fr. 21276, fos 15 vo et · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., ms. fr. 21276, fos 15 vo et

8. Arch. mun. de Lyon, BB 184, fo 2 vo, BB 15, fs 49 vo, ot passim. — En 1469, la taxe est de 20 gros par pain; en 1477, de 22 blancs.

9. A Toulouse, les Capitouls fixent le prix du mouton et du veau à 7 deniers toulousains par livre ; celui du bœuf et du cochon à 5 deniers (Archives du Parlement de Toulouse, B 3, fo 292). -

10. Aug. Tarerny, Rec. de mon. inéd., t. Il, pp. 355 et suiv. — A Amiens, deux échevins, en novembre 1478, recoivent mission d'acheter du blé à Rouen et à Saint-Valery-en-Caux (DE CALONNE, op. cit., p. 256).

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Les conseils de ville prennent encore à tâche de veiller à la sécurité générale et à la police des mœurs, A Lyon, le Consulat, à la requête des habitants de la rue de la Pêcherie, supprime les étuves « que tient la Casote »; il veut mettre un terme aux scandales que provoque cette maison de débauches !.

Les magistrats municipaux réglementent jusqu'aux dépenses des particuliers. L’échevinage d'Abbeville, le 22 avril 1465, promulgue une ordonnance somptuaire, qui entre dans les plus minutieux détails : elle interdit les repas de noces aux gens de métiers; elle n'en permet l'usage qu'aux bourgeois riches; encore doivent-ils demander une autorisation spéciale à l’échevinage : suivant leur fortune, les mariés ont droit à dix, à six ou à quatre plats; il est défendu d'offrir des présents aux nouveaux époux ; les parrains et marraines ne feront, pour les baptèmes, que des dépenses modérées ; les repas de confrérie ne pourront se donner qu’au moment de la fête patronale ?.

Toutes ces fonctions de police, les corps municipaux les ont exercées de tout temps : la royauté ne s’est jamais efforcée de les restreindre; elle n'y avait aucun intérêt. — Louis XI ne fait que suivre les errements de ses prédécesseurs. Toutefois il ne peut entièrement renoncer à ses habi-

tudes autoritaires : même en matière de police, il inter-

Dans les registres de délibérations, on trouve des mentions comme celle-ci : « Trois eschevins entendront cette présente année au fait du pain et du blé qui sera vendu et distribué, afin que le pauvre peuple en soit soustenu et protégé, à l'occasion de ce que le blé enchérit de jour en jour. Les échevins, commis au fait du blé et de la boulangerie, rapporteront tous les Jours en l'échevinage ce qu'ils auront trouvé, afin d'y pourvoir et remédier, quand besoin sera.» (DE CaALONNE, p. 67 et suiv.).

1. « À cause de la pailliardise et deshonesterie de ces étuves et aussi des grans esclandres, tumultes, insultes, maulvais exemples et plusieurs autres dangiers et inconveniens advenuz le temps passé. » (Arch. mun. de Lyon, BB 350).

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