Frammermonr, op. cil., p. 115 et sulv
8. C'est la conduite que tiennent les francs archers de Lyon en 1471, à leur retour de Gascogne (Arch. mun. de Lyon, CC 437).—En 1477, le chapelier Paul Guérin n’est recu franc arbalétrier qu'après
avoir fait serment de « bien et loyalement servir le Roy et la ville et
es
En dépit des eflorts de Louis XI et des sacrifices auxquels consentent les villes, on ne peut plier les franes archers à la discipline et en faire de bons soldats". En 1465, ils se montrent incapables de défendre le pont de Charenton; en 1471, malgré leur nombre, dit un contemporain, ils subissent en tous lieux des échecs, car ils sont «tres desgarnys de eueur, et de petite value* »; à Roye, en 1472, ils forment un Corps de 1,900 hommes : ils ne peuvent cependant supporter le siège plus de deux jours”. Bientôt même ils désertent en masse: on les condamne comme eriminels de lèse-majesté ; mais c'est peine perdue*. Louis XI doit bientôt renoncer à employer des soldats st peu aguerris. I laisse tomber l'institution en désuétude, Déjà en 1473, à Senlis, le capitaine réduit le nombre des francs archers de LS à 15; mais en compensation, la ville est astreinte à fournir quinze hocquetons galonnés d'argent; en février TAS2, les habitants sont soumis à une taille extraordinaire : 1l s'agit de solder les gens d'armes, que le roi substitue aux franes archers*, Dès LES, la ville de Gap, au leu de cent hommes
de pied, n'en envoie plusque cinquante au roi ; mais par contre,
promesse de retourner les abillemens de guerre qui lui seront baillés » (Gbid., BB 350).
L. En 1479, les francs archers, par leur indiscipline, causent plusieurs désastres très graves (Voy. Chronique Scandaleuse, p. 157). — En 1467, Jean Guedin écrit à Louis X1: « D'aucuns dient que les francs archiers, qui y furent logez (au château d'Amboise) durant les dernières divisions, ardirent et gastèrent tout. » (Bibl. Nat., fonds français, n° 20486, P 181).