‹ Louis XI et les VillesChapitre 69 sur 305 · Bibl, Nat, fonds francais n° 2913, PR S · texte numérisé non relu

Bibl, Nat, fonds francais n° 2913, PR S

&. I est venu à la connaissance du roi que « les franes archers se partent chaeun jour de l'armée et habandonnent et s'en retournent en leur maison ». On doit s'en emparer et « en faire la puguicion comme de faalx traitres et erimineulx de leze Majesté, en maniere que les autres en prennent exemple... » (lettre du roi aux habitants de Saint- Quentin, du 6 juillet 1477, à la Bibl. Nat., Coll. Moreau, t. CCLNI, & 61).

5, FLammermonr, 0p. ct, ibid.

Ainsi les villes ne

elle paie annuellement 50 florins!.

gagnent rien a la suppression des francs archers?: le subside militaire se transforme en subside financier. En effet les besoins de Louis XI ne font que croître : 1} commence à faire grand usage des mercenaires étrangers, qui coûtent fort cher : voilà une charge qui retombe éncore sur les municipalités. En 1483, les Lyonnais acquittent 5,000 livres tournois pour subvenir au paiement des Suisses, que lon

vient d’enrôler.

Le rôle militaire des bourgeois ne se borne pas à entretenir des francs archers; ils ont encore mission de garder et de défendre les villes qu'ils habitent. Louis XT considère que c’est un devoir d'intérêt général : il le déclare lui-même : « Les habitants des villes d'icellui nostre royaume doivent se mectre suz en armes pour la garde, tuicion et deffense d'icellui”. » À tout moment, il recommande aux villes de faire bonne garde“. À Reims, seize personnes par quartier sont chargées du guet de nuit.

Il laisse aux corps de ville le soin d'organiser le guet. À

1. Arch. Nat., JJ 201, n° 199. — En raison de la suppression des francs archers, Laon donne, en 1481-82, 400 livres tournois (Arch. mun., CC 398). — Louis XI impose, en décembre 1481, 2,200 livres tournois sur les habitants de l'Armagnac: ce subside n'est que l'équivalent de la somme que l'on dépensait pour l'entretien des francs archers (Arch. Nat., K 72, n° 62).

2. Les francs archers n'ont pas été offictellement supprimés ; mais dès 1480, on ne les convoque plus nulle part.

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