Varin, Staluts, p
2. Bibl. Nat., Coll. dom Grenier, t. XCVI, p.117. — A Poitiers, tous les religieux, qui n'appartiennent pas aux ordres mendiants, doivent s'acquitter et s'acquittent en effet du guet et de la garde (Arch. mun. de Poitiers, Cart. 42, f 35 vs).
3. J. Vagsex, Lettres, t. III, p. 272. — Souvent les paroisses voisines d'une ville sont astreintes à envoyer des hommes faire le guet dans la place ; ainsi le 6 février 1482, Ambroise de Beaurepaire, lieutenant d’'Avranches, écrit à Louis XI: « Soubz ombre du don que avez faict des terre et seigneurie du val de Sée située et assise en ceste chastellenie d'Avranches, ilz veulent empescher les parroisses de leurdicte seigneurie qui sont subjectes a faire le guet en ceste vostre ville d'Avrenches de y faire ledict guet ; se ainsi estoit, il ne demoureroit que XII paroisses pour faire le guect en ladicte ville, laquelle a vostre proulit ne a l'honneur de monsieur le mareschal ne de moy ne scaurois garder..» (EL. be Larerrière-PeErey, La Normandie à l'étranger, dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de Nor-
mandie, t. VII, p. 222).
portes! ; ils ne consentent même pas à présenter les clés de la ville au comte Galéas, que le roi avait nommé son lieutenant-général dans le Lyonnais et le Dauphiné?. Les conseillers veillent à l'équipement des habitants: en 1475, ils refusent de prêter l'artillerie de la ville au due de Bourbon, qui cependant la demande pour le service du roi’; à la mort de Louis X[, ils prennent de très sérieuses précautions, afin d'éviter toute surprise”. — Les habitants d'Amboise, non seulement remplissent leur mission avec fidélité, ils songent encore à satisfaire aux secrètes intentions du roi. Le 16 août 1465, le bailli de Rouen leur apprend que le comte du Maine a nommé au commandement de la villele comte de Montsoreau, escorté de vingt lances. Mais l’assemblée refuse absolument de laisser entrer les gens d'armes, avant d’en avoir reçu l'ordre exprès de Louis XI; et pour s'assurer de sa volonté, elle envoie auprès de lui Jean Perthuis ; la réponse du roi arrive le 24 août : Montsoreau et sa compagnie doivent être logés dans la ville. Mais les magistrats municipaux pensent que cette lettre ne décharge nullement les habitants de la garde : on redouble de vigllance. On nes’est pas trompé sur les intentions du roi : le 21 octobre, Louis XI ordonne aux conseillers de confier les clés d'Amboise à Jehan Gresleul, capitaine des franes archers de Touraine. Du 23 avril à la fin d'octobre, les habitants ont gardé, à leurs frais, la cité etle châteauf. — En