‹ Louis XI et les VillesChapitre 73 sur 305 · LL · texte numérisé non relu

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matière de défense, le roi pouvait done se reposer sur la fidélité de ses bourgeois.

Les nobles et les anoblis, dont le nombre s'accroît tous les jours, comptent parmi les plus utiles défenseurs des villes. Malheureusement, ils sont obligés de se rendre à la convocation du ban et de l’arrière-ban. En tous lieux, il n'y a qu’une voix pour demander à Louis XI l’exemption de cette charge. Le roi ne se montre pas avare de cette faveur : le 9 novembre 1465, pour récompenser le zèle des Parisiens, il déclare que les nobles et tous les possesseurs de fiefs seront dispensés de se rendre au ban et à l’arrièreban ; mais à une condition, c'estque, dans la mesure de leurs moyens, ils veilleront à la défense de la place !. L’exemption du ban et de l’arrière-ban est accordée, en 1463, aux vingt-cinq échevins de Poitiers? et, en 1472, à tous les habitants”. En 1470, l'archevèque de Reims prévient les magistrats municipaux que le roi a affranchi la plupart des villes de cette obligation : Reims peut prétendre à la même faveur".

roi leur avoit dit et commande, a leurs despens. » Cf. Carrier, ÆEssais historiques sur la ville d'Amboise, p. 25 et suiv.

1. « Que les nobles et autres bourgeois et habitans en nostre dicte ville tenans fiefz et arriere fiefz ne soient tenus daler en quelque armée ne partir hors dicelle par maniere de ban ou arriere ban en quelque maniere que ce soit, pourveu toutes voies que iceulx tenans ficfz et arriere fiefz soient tenus de eulx tenir en habillemens deffensables souffisaument selon la valeur de leurs fiefz et arriere fiefz pour la garde et deffense de nostre dicte ville de Paris. » (Arch. Nat, K 951, n°13,et Ord., t. XNI, p. 425).

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