‹ Louis XI et les VillesChapitre 74 sur 305 · Zbid, te XNII/°p · texte numérisé non relu

Zbid, te XNII/°p

&. Van, Statuts, p. 769. — Le maire etles échevins de Montreuil, en mai 14465, demandent l’exemption du ban et de l'arrière-ban pour les possesseurs de fiefs nobles (J. Quicnerar, Documents relatifs à la Ligue du Bien public, dans les Mélanges historiques, t. II, pp. 274 et 275). Le roi promet aux Abbevillois de dispenser de la convocation les gens en état de porter les armes, à condition qu'ils envoient à Saint-

Il est vrai que Louis XI, sous l'empire de la nécessité, et pour satisfaire à la raison d'État, ne se fait aucun scrupule de violer ces importants privilèges : en 1469, craignantune descente des Anglais, 1l convoque au ban et à l'arrière-ban tous les Parisiens qui possèdent des fiefs! Le corps de ville sollicite et obtient de nouvelles lettres royales ?, ce qui n'empêche pas Louis XT de manitester les mêmes exigences en 1479 “et en 1481: et cependant les intérêts de sa politique lui commandent de traiter avee égards les bourgeois de Paris’. À Poitiers, en septembre 1472, sans s'inquiéter des franchises municipales, il convoque le ban et l'arrière-ban, 1l ne veut écouter aucune réclamation: en 1475, il tient la même conduite : c’est qu'il craint une incursion des Anglais. — Les officiers royaux, en cette

matière, commettent nombre d'abus : en 147? et en 1481,

Riquier un secours de cinquante hommes (J, Varsex, Lettres, t. IT, p. 358).

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