‹ Louis XI et les VillesChapitre 77 sur 305 · Bibl. Nat., fonds francais n°9 20496, fo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., fonds francais n°9 20496, fo

&. Chron. Scandaleuse, pp. 89-90, et Bibl. Nat., fonds francais, n° 20485, fo 78.

5. FLammEerMonr, op. cit., p. 124 et suiv. — Néanmoins pour soulager les bourgeois, il leur accorde parfois le droit de convoquer à la corvée des fortifications les campagnards, qui habitent à sept ou huit lieues à la ronde.

oies

veulent se montrer reconnaissants des privilèges qu’on leur dispense si généreusement", — Il est vrai que Louis XI accorde des octrois aux villes, pour subvenir à toutes ces dépenses; mais, en réalité, ces octrois ne créent que de nouvelles charges pour les habitants?. À chaque instant, les municipalités sont à court d'argent; le roi les presse tellement qu’elles finissent par trouver des fonds, mais non toujours sans faire de grosses dettes : en 1468, les conseillers de Lyon se trouvent dans l'obligation de vendre l'hôtel du Lion, situé rue des Alberges, et qui leur servait de maison de ville”. Guillaume Picard, général de Normandie, écrit à Bourré, le 25 mai 1472, qu'il « à fait commencer à Rouen les plus beaux fossés qui fussent oneques fois ». Mais ces travaux n’avancent pas assez vite : il faudrait le double de travailleurs ; le roi ferait bien d'écrire aux Rouennais pour le leur recommander, et leur ordonner de « fere des boleveres en toute diligence ». Et cependant,

que de charges les malheureux habitants n’ont ils pas à sup-

1. Le 13 mai 1471, il écrit à Dammartin : « Jay receu voz lectres par lesquelles mescripvez que ceulx de la ville [d'Amiens] nont encores point besongné a la reparacion de la ville quilz devoient faire, par faulte’ dargent. Je vous prie, faictes les y besongner en toute diligence. Je leur ay laissé leurs escluses et je leur ay octroté toutes les franchises et libertez quilz mont demandé, et tousiours feray pour eulx tout ce que pourray..…..» (Lettres de Louis XI, t. IN, p. 229 et suiv.). — Toutefois, au commencement du règne, le roi donne aux gens de Bayonne 3,000 livres, qui doivent être employées à réparer les fortifications ; mais le corps de ville détourne l'argent à son profit particulier: Louis XI n'est guère encouragé à se montrer généreux (CNT SONITNOR

2. Le plus souvent, les octrois ne doivent être employés à aucun autre usage : ainsi le 18 novembre 1461, le roi accorde des octrois aux habitants de Saint-Maixent « pour les deniers qui en ystront convertir et emploier es reparacions de murailles, fossez et autres emparemens de ladicte ville et non ailleurs... » (A. Ricnaarp, Recherches sur l'organisalion communale de la ville de Saint-Maixent, 1870, p. 207).

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