Arch. mun. de Poitiers, Cart. 98, n° IV, fo
3. Lettre de Louis XI aux bourgeois de Péronne, datée du 11 juin 1478, dans le Bulletin du Comité historique des monuments écrits de l'Histoire de France, t. 1, p. 31.
&. En 1470, la ville de Reims donne 10 écus d’or au commissaire royal chargé du logis des gens de guerre : il consent alors à ne loger que 23 lances dans la ville. Puis on lui fait un nouveau présent de 20 écus d’or: par reconnaissance, il se décide à loger six lances dans la banlieue et à ne placer dans la ville que « les plus courtois et paisibles gens d'armes ». (Varin, p. 771.)
5. Arch. mun. de Lyon, BB 350. — En 1467, les Lyonnais ne sem-
si
peuvent, il est vrai, contribuer puissamment à la défense des places; mais, en dépit de toutes les bonnes paroles du roi, les magistrats municipaux sont peu sensibles à cet avantage : ils préferent ne recevoir aucun secours et supporter toutes les charges de la défense. En 1465, les gens de Montreuil, déclare un témoin oculaire, « eriesment fort garnison; onques en nul temps 1lz n’er eurent ne voulrent avoir. » S1 l’on s’efforce de leur en imposer une, on gâtera tout : la ville à fait de grandes dépenses pour les fortifications et l'équipement des bourgeois ; on renforce le guet de jour en Jour, bien que le roi ait supprimé les octrois'. En janvier 1478, les Lyonnais refusent toute garnison : ils affirment qu’ils possèdent de bonnes murailles, une excellente artillerie?.
Les municipalités se défient à tel point des gens de guerre qu’elles ne les laissent même pas traverser la ville sans prendre mille précautions”. En 1475, une compagnie de cent lances arrive à une porte de Poitiers : on ne la laissera entrer que si elle appartient à M. du Fou, et même en ce cas l’on redoublera de vigilance*. Les Lyonnais ne voient jamais sans inquiétude des armées royales franchir leurs murs; en février 1473, ils consentent à laisser passer les Allemands qui se rendent en Catalogne, mais ils décident que, suivant la coutume, les soldats ne pourront traverser la ville qu’en petites troupes et sans s'arrêter ; d’ailleurs la garde urbaine sera ren-
blent guère disposés non plus à loger les cent lances de Philippe de Savoie (Lettres de Louis XI, t. II, p. 158).
1. Jules Quicnerar, op. cit., dans les Mélanges historiques, t. IT, do Pile