Arch. mun. de Lyon, BB 16, f° 63 vo
3. Et ces précautions ne sont pas inutiles : en 1462, quatre cents hommes, qui traversent la ville de Montpellier, s'emparent de toutes sortes de marchandises, sans en payer aucune (Arch. mun. de Montpellier, BB).
&. Arch. mun. de Poitiers, Cart. 98, n° VII, p. 192.
forcée’. Dans d’autres villes, lorsque passe une compagnie,
A x 2 on tend des chaînes à travers les rues .
En résumé, les villes contribuent, dans une forte mesure, à satisfaire aux besoins militaires de la royauté. Non seulement elles envoient en campagne des hommes d'armes, habillent et équipent leurs francs archers; mais elles ont aussi garder à leurs frais ; c’est de leurs propres deniers qu’elles entretiennent les murailles
mission de se défendre et de se
et les fortifications. À tout instant, 1l leur faut envoyer aux armées royales, souvent à de grandes distances, des vivres et des munitions, des armes, de l'artillerie ; enfin elles sont astreintes à loger des gens de, guerre indisciplinés et brutaux. En dépit de. continuelles protestations, les bourgeois finissent toujours par se soumettre à la volonté royale. — Louis XI ne craint point d'exploiter ses bonnes villes : c’est que les guerres sont incessantes ; les besoins croissent d’année en année.
1. Arch. mun. de Lyon, BB 12, fo 23 vo. — En 1483, les Lyonnais envoient un ambassadeur au gouverneur de Bourgogne, lieutenant général de l'armée destinée à la Savoie, afin d'obtenir que cette armée ne passe pas par Lyon (bid., CC 479). — En 1474, on apprend à Pamiers que 10,000 hommes de l'armée royale se dirigent sur Perpignan ; les syndics sont bien résolus à ne pas les laisser pénétrer dans la ville (Dx LanonDÈs, Annales de Pamiers, 1882, t, I, p. 306).
2. C'est ce qui arrive à Amiens : le 13 mai 1465, les échevins ont ordonné « que sil venoit foison de gens darmes de par le roy qui veullent passer parmy la ville, ils passeront par routes de cent ou deux cens a chascune fois et seront les caynes des rues tendues, tandis qu'ils passeront, et les conduiront M. le maieur et le lieutenant de M. le capitaine, et accompagnés des notables gens de la ville a cheval pour conduire lesdictes gens darmes tant quils seront hors
de la ville. » (Bibl. Nat., Collection dom Grenier, t. XCVI, p. 117).