Varin, Statuts, pp
6. Cf. CramacEeran, Histoire de l'impôt en France, t. IL (1868), pp. 2#etsuiv., et Sponr, La taille en Languedoc de 1450 à 1515, p. 43.
est naturel, elles ne sont point satisfaites de leur sort et adressent toujours à Louis XI de vives réclamations : Montpellier, en 1462, envoie un ambassadeur au roi pour lui remontrer que les nouvelles charges sont intolérables'; à Narbonne, les consuls demandent à ne payer qu’un neuvième et demi des sommes votées par le diocèse: le gouverneur fixe la part des bourgeois à un sixième et demi?. Remarquons aussi que la banlieue participe, dans une certaine mesure, aux subsides qui pèsent sur la ville : c’est ce qui se passe à Reims, au grand mécontentement des cam-
pagnards Le
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Les tailles et les aides sont employées uniquement aux besoins du gouvernement central: la guerre et la politique dévorent toutes les ressources ordinaires. Comment les finances royales pourraient-elles suffire aux dépenses d’utilité publique ? Les villes paient des impôts, mais en retour elles ne reçoivent presque aucun service de l'Etat. Leur domaine est souvent obéré de dettes, de rentes hypothécaires. Il a donc fallu créer des subsides spéciaux pour les dépenses des villes. — D'ailleurs pour l'établissement de l'impôt, les communes avaient devancé la royauté. Au x siècle, saint Louis avait déjà fixé les formes que lon suivrait pour la levée des tailles municipales. Au xrv° siècle, un très grand nombre d'ordonnances reconnaissent et réglementent le droit des magistrats à lever sur les habitants des taxes particulières. Déjà les villes ne peuvent plus s'imposer à leur gré, sans l’autorisation, et, comme l’on dit, sans « l'octroi » du pou-
voir royal”.