Arch. mun. de Montpellier, BB
2. Arch. mun. de Narbonne, Premier Thalamus, fo 120 vo. 3. VARIN, Op. cit., p. 672.
&. Vuirry, op. cit., t, I], pp. 50 et suiv,, et 189 et suiv,
Les subsides municipaux, que l’on peut considérer comme des impositions spéciales et additionnelles, constituent ce que nous appellerions aujourd’hui des impôts indirects sur l'entrée ou sur la vente des marchandises. Ainsi à Reims Louis XI accorde un octroi de deux sous pour queue de vin, vendue en gros, et une autre aide de 12 deniers sur toute charrette de denrées, qui passe par la ville ou qui est chargée sur la rivitre d’Aisne'. Un des subsides les plus ordinaires consiste dans l'octroi du dixième sur le vin où apetissement?, qui doit être levé sur tous les habitants de la ville, sans acception de personne*, On perçoit aussi, à l'entrée des marchandises, des impôts, que l’on désigne généralement sous le nom de barrages : Poitiers, qui a besoin de 10,000 livres pour l'entretien de ses fortifications, la réfection de la chaussée et des moulins, obtient un barrage sur toutes les denrées qui entrent dans la ville ou qui en sortent. À Chartres, le roi autorise, pendant six ans, la perception d’un impôt de 10 sous sur chaque bateau avalant, et de » sur chaque bateau montant; pendant la mème période, on lèvera deux sous six deniers sur chaque tonneau de vin, qui passe autour de la ville”. — Dans la plupart des