Chastellain, III, p
6. Les ambassadeurs du roi Charles auprès du duc de Bourgogne rappelleront leur surprise, où il y a peut-être du dépit, quand le dauphin rompit de la sorte la conversation diplomatique commencée avec Guillaume de Courcillon, Gabriel de Bernes et le prieur des Célestins d'Avignon. « Neantmoins, icelle par vous ouÿe, sans le sceu du roy, ne sans conseillier ceulx du païs du Daulphiné, vous desparteistes d'icellui païs petitement accompaignié, en grant desordre, en delaissant plusieurs places et forteresses du païs es mains d’aucuns estrangiers mal renommez dont le roy n’estoit ne devoit estre content. Pour lesquelles causes fust incontinent meu Île roy à soy tirer vers ledit païs du Daulphiné pour y mectre provision, les païs en seurté et en ordre de justice » Bibl. nat., ms. fr. 17517, fol. 2°,
ne.
Le
Au mois de septembre 1456, Louis entre dans Louvain. On souffle un moment; et dans cette bonne ville, chef-lieu du Brabant, Louis prend quelques distractions en chassant, en faisant voler l'oiseau !. Le duc Philippe, qui était avec son armée, sur les frontières de Frise, envoie, pour lui souhaiter da bienvenue, le comte de Charolais, Adolphe de Ravenstein, Antoine bâtard de Bourgogne, l’évêque de Cambrai, Jean sire de Croy, conseiller et chambellan ; la ville offre un vin d'honneur ?. | |
Le dauphin arrivait à Bruxelles vers la Saint-Martin, à huit heures du soir, avec une suite d'environ dix chevaux, accompagné par le maréchal de Bourgognei. Le duc Philippe était alors occupé à réduire Deventer en l’obéissance de son fils naturel David à qui il venait de donner le siège épiscopal d’Utrecht. Il n’y avait donc pour recevoir le dauphin que la duchesse Isabelle et Mme de Charolais, sa belle-fille, grosse de la petite Marie qui sera archiduchesse d’Autriche. Les princesses vont jusqu'à la porte du palais que le duc avait commencé d'augmenter et d’embellir, et elles l’attendent, de pied coi. Le dauphin Louis descend de cheval, embrasse Madame la duchesse et Mme de Ravenstein, qui s’agenouillent. Il baise la main des dames et demoiselles de la cour *.