‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 113 sur 129 · Chostellain, p · texte numérisé non relu

Chostellain, p

bonne chière ensemble, et vous de mes aventures, et vous, vous me direz des vostres.

Philippe et Louis ont la san l'œil. Le duc se Fclèe salue la duchesse son épouse, et sa fille, prend le dauphin par la main : « Beaux oncles, il vous convient aller déhouser * et vous retraire en vostre chambre; allons là haut. » Le dauphin passe devant, et le duc le suit, la tête nue. Philippe lui a donné sa propre chambre. Alors ils s’entretien- . nent en secret *. |

Les réjouissances ne sont pas épargnées à Bruxelles : c'était l'habitude dans la somptueuse maison de Bourgogne. Mais ce qui parut plus étrange, c'était de voir les honneurs que Philippe rendait à Louis. Aux champs.et par la ville, ik le suivait, tête nue, chaperon bas; à tous il avait demandé pour lui la plus extrême déférence. Même courtoisie envers. les gens de sa suite.

Philippe assigne au dauphin, pour sa résidence, le château de Genappe et 36 000 francs de pension, ce qui est une somme importante pour le temps.

Le château de Genappe4 étaitune dément saine et agréable, sous l'administration d’un châtelain particulier, alors Jean sire de Grambray ou Mathieu de Brimeu, pannetier du duc de Bourgogne et grand veneur de son hôtel. Louis demeura cinq ans dans ce domaine, situé non loin de Bruxelles, dans. une région giboyeuse : pays coupé, de terre forte, propre à la grande culture, comme est chez nous le Perche. Des bosquets; de grands chevaux parqués dans des clôtures; un bétail abondant. Un filet d'eau rouillée, la Dyle. Et pour

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