Chastellain IT, p
3. Arch. du Nord, B. 2026, fol. 323-324. — Le 22 décembre 1456, Louis est à Genappe, et accuse au roi réception de ses lettres; il annonce que Jean de Croy, seigneur de Chimay, son cousin, et Simon de Lalaing, portent lui porter ses proposibons. (Lettres, 1, p. 84-85.)
4. Nous en conservons le souvenir par une estampe (Bibl. nat., Cab. des estampes, V c, 95).
gagner Hal ou Bruxelles, il faut traverser la grande forêt de la Soigne, la belle forêt de hêtres aux fûts lisses et droits !
Louis put chasser librement, ce qui était chez lui une vraie passion. On le tenait pour le meilleur veneur de l'époque, surtout à la chasse avec les chiens qu'il préférait à celle des oiseaux. Il se levait de grand matin pour courre le cerf, quelque temps qu’il fît, et se donnait tout entier à cet exercice, avec quelques serviteurs, jamais avec les femmes, se laissant entraîner fort loin, couchant dansles villages quand le soir venait. Le duc Philippe se montrait plutôt amateur de « voleries », et fort habile dans l’art des « déduits de la chasse ». Louis emmenait alors avec lui le comte de Charolais qui était un jeune garçon tout enfiévré par les contes de chevalerie, de Lancelot ou de Gauvain. Ainsi tous deux apprenaient à se connaître. Louis lisait, s'instruisait ; on le vit s'inscrire parmi les élèves de l’Université de Louvain, dont il put connaître les docteurs, entre autres Jean Wessel qu'il appellera plus tard à Paris,étant devenu roi. Et c’est peut-être là qu'il s’initie aux sages doctrines aristotéliciennes. Louis fait connaissance avec des gens du pays; et il trouve Olivier le Daim, son barbier, né à Thielt, en Flandre. Le dauphin noue les relations les plus étroites avec les Croy *.
Louis vit dans la maison du duc. Quand Mme de Ravenstein accoucha d’une fille, le dauphin la tint sur les fonts. Mme de Charolais met au monde une fille qui sera Marie de Bourgogne. La veille de Saint-Valentin, 13 février 1457, Charolais va à Genappe pour prier Louis d'être son compère. Ce fut une belle cérémonie que le baptême de Marie, dans l'église de Caudenberg*.
Rôle inattendu, on voyait Louis apaiser des querelles de
. « La grosse espaisse ‘forest, là où il n’y avoit ne voye ne sentier », dira Chas- Lil. 111, p. 245.
2, Reiffenberg, Mémoires sur le séjour que Louis, dauphin de Viennois, depuis roë sous lenom de Louis XT, fit aux Pays-Bas.