‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 126 sur 129 · Beaucourt, VI · texte numérisé non relu

Beaucourt, VI

4. Beaucourt, VE, p. 83, 95 sqq., 160 sqq. Bibl. Nat., fr. 5734, 2835, 15538, Cf, les extraits donnés par Duclos, III, p. 152-184, |

ñ. Ibid., p. 212,

maison de France, sur le chagrin du fils éloigné d'un prince vertueux et noble, comme est son père ; considérations sur ce fils aîné et héritier, déjà âgé de trente-six ans, qui est à la moitié de son âge. Suppliques sur le dénuement où il se trouve ; développements sur les bienfaits de Îa paix, sur l’heureux traité d'Arras, sur la collaboration loyale de Philippe dont les vassaux ont pris part à la conquête de Normandie, sur Paris recouvré, sur le même sang dont ils sortent, lui et Bourgogne : autant de mensonges diplomatiques !. :

Louis répond, non sans ironie, et avec érudition, par la voix de l’évêque d'Arras, Jean Jouffroy *. Il se fait humble, tout petit : « Or avez vous monstré que le fils avec son père est reputé une mesme personne »; il rappelle le mot de César : « À toute France unie le demourant ne pourroit résister. » Louis pleure toutes les larmes de son corps! Quoi de plus aimable que la maison dont on sort? Sans pays, sans cité, il erre comme le héros des tragédies ; sa patience égale celle de Job! Mais que son père aussi ne prenne plus les verges en mains. C’est un fils bien obéissant qui parle, et qui lui a rendu tant de services brillants aux armées, comme un autre César.

On demeure sous les armes et un agent de Sforza, bien placé pour être informé, avait écrit le 2 juillet 1459 : « Le roi a l'intention de faire la guerre au duc de Bourgogne®. » Charles négocie avec les Liégeois révoltés : nouveau coup oblique porté à Philippe, que suit l'alliance anglaise de Charles avec Henri VI et Marguerite d'Anjou. Louis et Phi-

1. Beaucourt,IV,p. 282 sgq. Bibl. nat., ms.fr. 16207, fol. 222. Le roi répondra à Iouaste, le valet de chambre, et à Geoffroy Levrault, rénvoyés vers le dauphin : « Il est ja en cage pour devoir estre sage... Il a plusieurs foiz envoyé devers moy, mais tousjours a fait requerir que je feusse content qu'il ne viensist point et se trouvast en ma presence .. Je voy bien que a traiter ceste matiere par messaiges, elle ne pourra venir a bonne conclusion... » (10 janvier 1461). Cf. l'exposé fait par Houaste pour le dauphin. Bibl. nat., ms. fr. 15537, fol. 18,

2. Bibl, nat., ms. fr. 15h37, fol. 167% ; Duclos, III, p. 157.

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