Cité par Beaucourt, VI, p. 334, n
h. Chronique Marliniane, p. 109; Lettres, Ï, p. 127-128.
dauphin pour son compte, et qui le rassurent. La lettre est feinte, comme est feint Louis.
Mais on s'inquiète dans l’entourage du malade. Son médecin, André Fumée, est enfermé dans la grosse tour de Bourges. Un deses chirurgiens prend la fuite, se réfugie à Valenciennes, dans le voisinage de Louis!.
On croit la mort proche; Charles se relève encore une fois. Mais c’est déjà le vide autour de lui. Il assiste à l'office. On dit des prières publiques, et chaque jour une messe, à Saint- Étienne de Bourges, pour sa guérison. Et le dauphin aussi fait dire des messes : mais quelles prières adresse-t-il au ciel * ?
Charles souffre d’un mal étrange dans la bouche,et on lui extrait une dent. Il y a fluxion et abcès. On parle de poisons. Le conseil s'inquiète. Il faut ménager l’autre, l'héritier. Le 17 juillet, les membres du conseil signent une lettre à l'adresse de Louis : « Plaise vous savoir, notre très redouté seigneur, que certaine maladie est, puis aucun temps en ça, survenue au roi votre père, laquelle premièrement a commencé par la douleur d'une dent, dont à cette cause il a eu la joue et une partie du visage fort changée, et a rendu grande quantité de matière, et après sa dite dent arrachée, et la plaie curée, en manière que, tant pour ce que aussi par le rapport que les médecins nous faisaient chaque jour, nous avions ferme espérance que bref il dût venir à guérison. Toutefois, pour ce que la chose est de plus longue durée que ne pensions, et que, comme il nous semble, il s'affaiblit plus qu’il n'avait coutume, nous, comme ceux qui, après lui, vous désirons servir et obéir, avons délibéré de vous écrire et faire savoir, pour avertir, comme raison est, afin surtout avoir tel avis que votre bon plaisir sera*. »
Cette lettre, on la considéra, à Genappe, comme l'arrêt de