‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 51 sur 129 · Artcsan, p · texte numérisé non relu

Artcsan, p

2. Journal d'un bourgeois de Paris, p. 335-336; Journal de Jean Maupoint, p. 54;

Monstrelet, V, p. 302.

EL pr 1] 2 Le pauvres femmes malades, on rencontre la fontaine dont les quatre bouches versent du lait,du vin vermeil, du vin blanc el de l’eau. À la Porte aux Peintres, Louis peut contempler le Mystère de l'Incarnation ; à la Porte de Saint-Martin-des- Champs, celui de la Nativité où les anges chantent doucement: « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté» Devant le Ponceau Saint-Denis, Louis s'arrête pour admirer

la fontaine où il y avait un pot, et devant ce pot une fleur de lys qui jette hypocras, vin et eau. Et sur la fontaine sont figurés les dauphins, à l'intention de Louis. À la Prinité, les confrères de la Passion représentent le Jugement dernier. On voit Monseigneur saint Michel qui pèse les âmes sur sa balance. On vient de traverser la rue Saint-Denis qui est. « tendue à ciel». On traverse le pont, et l’on débouche devant

Le

le parvis Notre-Dame où sont groupés tous les prélats parisien : et les membres de la docte Université. Le roi et le dauphin mettent pied à terre. C'est Nicolas Midi, orateur de la fille aînée des rois, le juge de Jeanne d’Are, et qui l'avait tant. persécutée, qui célébrera les vertus de Charles VI, celles de Charles VII, décrira le long veuvage de l’Université en

l'absence du roi légitime. La farce se mêle à la tragédie.

Puis, le roi Charles prète le serment sur les saints évanviles. Il pénétrera, avec son fils, dans la solennelle paroisse de France pour entendre le Te Deum. Après quoi, tous deux se rendront au Palais, suivant l'usage, pour y passer leur première nuit. Que de cris de Noël ont poussés les Parisiens pour la joyeuse entrée de leur roi et naturel seigneur et en l'honneur de son fils le dauphin! La nuit tombe. Mais on allume des feux dans la rue pour manger, danser, boire et. jouer de divers instruments. Ainsi chacun oublie sa misère. nu Il est toujours temps, le soir, en rentrant chez soi, de trouver

les choux et les navets qui, depuis si longtemps, sont la nourriture accoutumée des Parisiens affamés. Une bonne journée pour tous, et aussi pour les coupeurs de bourses qui se sont glissés dans la presse.

Le

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