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Monseigneur de Bourgogne, ce dernier pourra être entendu par eux, ou y envoyer une notable ambassade. Si le roi le préférait, le dauphin Louis déclarait qu'il pourrait régler la chose directement avec Philippe le Bon.
Cette réponse, en de telles circonstances, d’un fils révolté et sous les armes à un souverain son père, est simplement impertinente. C'était dire clairement au roi Charles qu'il était un incapable. Elleest d’une insolence mélangée d'ironie : le dauphin s'y montre tout entier. Les pourparlers sont rompus au couvent des Jacobins, dans la petite ville noire de Montferrand, la ville de lave qui brûle entre ses vignes et les pays sombres des montagnes d'Auvergne, en ce mois de juin. Les hostilités reprennent : les troupes royales s’emparent de Vichy, de Cusset, de Varennes, pénètrent dans le Forez, enlèvent Roanne et Charlieu. Les princes rebelles sont ébranlés ; leurs troupes se débandent. Et Louis demeure sans argent, sans forces.
Va-t-il gagner la terre du duc de Bourgogne avec ses derniers partisans ? Il y pense. Mais le duc Philippe, consulté par ses émissaires, a déclaré que, s'il était prêt à le recevoir, à l'aider à rentrer en grâce auprès de son père, il ne le secourrail pas dans la guerre'. Le duc Philippe aimait beaucoup jouer au chevalier et au donneur de conseils.
Alors le dauphin Louis se retourne vers le roi Charles qui venait d'arriver à Cusset. Louis se met en route: il était accompagné du duc de Bourbon, des seigneurs de la Trémoïlle, de Chaumont ct de Prie, tous particulièrement compromis dans son aventure. Et quand ils furent à une demilieue de la ville, un messager vint au-devant d’eux et dit aux trois seigneurs que le roi ne voulait pas les voir. Il recevrait seulement son fils, et Bourbon. Alors le dauphin jura un grand serment disant au duc : « Beau compère, vous ne