‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 84 sur 129 · Fechter, Basel in Kriege mil Armagnacken · texte numérisé non relu

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chent son amitié ; 1l recherchera donc la leur. Une alliance avec eux ne serait-elle pas profitable ? Car Louis entrevoit les profits d'une amitié avec un peuple brave et-sûr, chez qui l’on peut recruter des mercenaires. C’est la bonne entente avec le duc de Savoie, la protection morale du roi de France sur plusieurs pays. D'un coup, voici Louis protecteur du saint Concile.

N’est-il pas plus avantageux de retirer ses routiers des. cantons suisses pour les diriger sur les riches plaines d'Alsace, possession du roi des Romains? Sans doute, ce n’est pas l’idée du roi Charles; mais c'est la sienne. Le dauphin se dirige sur Altkirch, deux ou trois jours après la bataille de Saint-Jacques. Là,il est en terre d'Empire, lui qui est vicaire impérial dans le Dauphiné et au royaume d'Arles. Les choses se passent à peu près comme le dauphin les a prévues. Le 31 août, les envoyés du Concile et de la ville de Bâle arrivent à Altkirch?. Il y a parmi eux deux cardinaux, Louis Alamandi, cardinal et archevêque d’Arles, ct Jean de Torquemada, cardinal de Sainte-Calixte, théologien, des évêques, des chevaliers, des bourgeois. Ils arrivent en grand appareil et le dauphin les accueille honorablement. Alors le cardinal d'Arles prend longuement la parole, au nom du Concile, pour rappeler que la maison de France avait toujours soutenu et restauré l’Église de Dieu, au milieu de toutes les tempêtes, et que c'était là l’origine du titre de « très chrétien » donné au roi de France entre tous les rois. Aussi le prélat et le Concile verraient-ils avec étonnement le dauphin, fils aîné du roi de France et son seul héritier, attaquer une ville où se tenait le saint Concile, qui combattait pour la foi, une cité pleine de paix, de bonté, de toute justice et de vertus. Ce serait la totale destruction de la foi chrétienne, de l'Église catholique, une marque perpétuelle

1. Thibault, p. 364., 2. Première relation du commandeur d'Issenheim (Tuetey, 11, p. 513-514).

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