‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 107 sur 289 · Jean Molinet, I · texte numérisé non relu

Jean Molinet, I

musique, écho du ciel qui remplissait son âme. Il reçoit. noblement les ambassadeurs, les rois de Danemark et de Norvège dans ses tentes de drap d’or:.

Comme tout cela paraît enfantin au roi Louis si simple, si réaliste ! Lui, il a fait alliance avec l'empereur Frédéric, avec les Suisses, les Bernois de la grande et petite ligue d’Allemagne*. Il sait que les tentes des Allemands sont rangées de l’autre côté du Rhin. Les bombardes bourguignonnes les trouent. Et Charles va s’user, obstinément accroché à ce nouveau siège de Troie. Il faudra l’intervention du légat du pape pour donner une fin à cette coûteuse, splendide et lamentable opération militaire. Charles est un fou, un obstiné dont Dieu a troublé l’entendement. Ainsi le pense

Commynes, qui répète peut-être un jugement du roi Louis ?.

C’est un long séjour que le roi fait à Paris, entre décembre 1474 et le mois d'avril 1475. Sans doute, il est plus près des événements quise préparent. Mais surtout 1l s'attache la ville frondeuse, la ville douteuse. Il publie l’ordre de ne jamais

retarder les denrées nécessaires à l’approvisionnement de : la capitale“. Habilement le roi rappelle la bonne attitude des Parisiens qui donnèrent leurs corps, leur artillerie, leurs biens, durant les troubles, « pour la conservation de notre personne ». Il mentionne, ce qui était encore plus vrai, que la bonne police et provision de vivres qui y régna découragea les ennemis. On le voit s’occuper des vendeurs

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