LE CONNÉTABLE DE SAINT-POL
Ce fou de Charles le Téméraire entrait, contraint et forcé, dans la paix anglaise. Le roi fait publier le document le jour même à Amiens et à Saint-Quentin *. Louis écrit au chapitre de Beauvais. Il a fait un vœu en révérence de Notre Dame de la Paix et un don de 3000 I. t. que va porter Guyot Pot, son chambellan, baïlli de Vermandois*. C’est une si bonne chose que la paix, douce aux pauvres et aux marchands! Peut-on la payer jamais assez cher ?
Et rentré au Plessis du Parc, le 26 décembre 1475, Louis remerciait les gens du Parlement de Paris, qui se font toujours tirer l'oreille pour entériner les dons royaux, mais qui viennent, cette fois, d’expédier les lettres de la donation de la vicomté d’Orbec que le roi a délivrées, à Notre-Dame de la Victoire, à « la bonne Dame ». Louis est content d'eux.
Jadis, le roi a reçu du pape un projet de confrérie de paix universelle. I n'y a pas cru. Mais en cet instant, il demande de faire publier dans les diocèses l’indulgence de trois cents jours pour tous ceux qui feront à Dieu une prière quotidienne « pour le bien de la paix et union de nostre royaulme » et diront à midi dévotement trois Ave Maria“. C'est l’Ave Maria
r. Leltres, VI, p. 28-29. — Le texte de l'accord dans Lenglet du Fresnoy, Preuves, LL, p. 409 ; uue réserve fut faite concernant le Roussillon et le comté de Ferrette (1bid., p. &19).