‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 126 sur 289 · LE CONNÉTABLE DE SAINT-POL · texte numérisé non relu

LE CONNÉTABLE DE SAINT-POL

Louis, il devait entretenir aux frais du roi quatre cents hommes d'armes bien payés. Mais il faisait ce qu’il voulait, passant lui-même les montres militaires, levant un écu sur chaque pipe de vin qui gagnait les Flandres. Ses parents, ses amis étaient tout aussi bien chez les Bourguignons que chez les Français’. Le connétable avait pris en haine ce Guy de Brimeu, seigneur d'Humbercourt, homme de confiance du duc de Bourgogne et du roi de France. Il imagine qu'à Bouvines, où les délégués de Charles et de Louis cherchent les bases d’une trêve, il va être sacrifié. Le connétable fait des ouvertures aux deux princes. Mais il n’arrive qu’à les mettre d'accord sur ce sujet : celui qui s’emparera le premier du connétable le fera mourir dans les huit jours *.

Louis de Luxembourg se doute de ce qui l’atlend. Il veut avoir une entrevue avec le roi, non loin de la Fère, sur une petite rivière. Il a fait établir une barrière sur la chaussée. Ilattend son souverain au milieu de ses trois cents hommes d'armes et il porte une cuirasse sous sa robe. Que va-t-il se passer ? |

Louis s’avance avec six cents hommes d'armes et Dammartin, le grand maître de France, l'ennemi capital du connétable. Louis commence par envoyer Commynes s'excuser auprès de lui de l’avoir fait attendre. Et le connétable s’excuse à son tour d’être venu en armes, disant qu’il l’a fait par crainte de Dammartin. Il passe du côté du roi qui l'emmène à Noyon. Et le lendemain, Luxembourg, bien sermonné, est autorisé à rentrer à Saint-Quentin. Il se croit réconcilié avec le roi Louis.

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