Arch. nat., K. 91, n
Saint-Quentin hors de sa main, et estoit bien tenus à euls, <ar il ne les avait pas conquis, mais ils s’estoient conquis euls meimes en son obeissance, comme vraix et loyaux subgez tels qu’ils estoient, par quoy il ne faloit point doubter qu'il des meist hors de son obéissancef... »
La vraie puissance de Louis, c’est l’intelligence?. Une claire intelligence latine. Son héros est le duc Francesco Sforza auquelil s'efforce de ressembler depuis l'enfance *. Le roi aime tout de cette Italie qu’il ne connaît pas, les gens, les armes, le costume, la langue qu'il est fier de bien parler. Sforza lui a envoyé un coursier, une armure. Louis est ravi. Il s’arme de pied en cap sur l'heure : il faudrait trois jours entiers pour répéler au duc de Milan toutes les questions qu'il a posées à ce propos“. Sforza, le roi l’aime et l’admire. Quand on lui annonce sa mort, il congédie tout le monde et il ne peut trouver une parole*.
Que le roi est différent des princes qui l'entourent et qui s'en remettent à leur conseil pour administrer à leur place! La plupart du témps, ils n’ont connaissance que d’une manière indirécte des lettres ou des affaires. Ils ont des gouverneurs el ils se glorifient de dire : « Parlez à mes gens ‘. » Le roi Louis est un homme qui sait les choses par lui-même. Il a parcouru plusieurs fois son royaume « pour mieulx Cognoistre et sçavoir l'estat, police et gouvernement de chascune des parties d'icelluy ? ».