Lettres, IV, p
2. Ord., XVII, p. oz. — Mais Louis n’a négligé ni les universités, ni les études. Il
donnera, en 1480, > 000 livres de rente au collège de Navarre sur les revenus du comté de Champagne « désirant de tout nostre cueur que l’estude, qui est la lumiere de nostre foy, y soit entretenue » (Ord,, XVIII, p. 532).
3. Du Boulay, Hist. Univ. Paris, t. V, p. 706. — Cet édit sera rapporté un peu plus tard.
répare, se corrige !. Il doit se méBer de sa nervosité, de son agitation, des paroles et des mots qui sortent en flotset librement de ses lèvres. C’est un homme qui s'adapte. 11 s’est trompé en changeant les officiers de son père; il s’est trompé en réformant la Cour des Aides; il s’est trompé en abrogeant la Pragmatique sanction; il s’est trompé en augmentant les offices au Châtelet, puisque les seize anciens examinateurs lésés lui ont fait une si mauvaise presse à Paris. Le roi répare : mais il glisse : « À notre advenement nous ignorions ce nombre°.»
Louis ne veut pas connaître les intérêts de la maison d'Orléans, ou ceux du roi René. Son esprit saisit les choses dans leur ensemble. Mais il ne s’en tient jamais aux généralités. Il a besoin de s'occuper de tout, du détail d’une affaire, des plus petites choses de son royaume, ce qui surprend parfois son entourage. Ceux qui travaillent avec le roi Louis ont confiance en lui; car ils sont dominés, comme Commynes, par son intelligence. Sa mémoire est immense. Le roi Louis retient tout. Partout où il passe, il semble qu'il connaisse tout le monde. Il sait d'ailleurs ce que valent les hommes dans une entreprise; et, à la vérité, il semble « mieux fait pour gouverner un monde qu'un royaume * ».
Peut-on dire que dans sa vie Louis ait connu un plaisir ? Il n’a eu de bons jours que ceux qu’il a donnés au travail. Il savait le prix du temps. Le métier de roi est un rude métier. 11 disait qu'il ne passerait jamais la soixantaine, et en vérité il n’a vécu que soixante et un ans. Il répétait que les rois de France ne dépassent pas cet âge“. Louis est un immense travailleur. Et la lecture de ses ordonnances qui remplissent quatre volumes in-folio, celle de sa correspon-