À. Gandilhon, op. cil., t. XX, p
4. Bibl. nat., ms. fr. 442. — On doit très vraisemblablement ce travail à Pierre Choisnet, médecin et astrologien du roi, enterré à Monville en Normandie. Le manuscrit contient un office de Monville et le Rozier des guerres.
5. Communication de M. J. Calmette à A. Gandilhon, op. cit.,t. XX, p. 365.
d’être seul avecses pensées. Que de pèlerinages le roiaccomplit au Mont Saint-Michel, à Notre-Dame de Nantilly, à Notre- Dame de Béhuard, au Puy Notre-Dame en Anjou, et à Notre- Dame du Puy-en-Velay! Ils sont le résultat de vœux. Car Louis est très scrupuleux dans ses engagements mentaux. Îl se fera soigneusement relever des vœux de jeûner!, de se rendre à un sanctuaire*. |
Et les obligations que l’on prendra envers lui, Louis les placera sous la protection et la menace de la vraie croix de Monseigneur saint Laud à Angers®. C’est celle que Louis fit chercher par Bourré pour que son frère jurât sur elle leur réconciliation. Ceux qui violaient un tel serment devaient, croyait-on, mourir dans l’année. Louis demanda une enquête sur le pouvoir de cette croix, au moment où son frère tenta de se faire relever par le pape de son serment‘. Trente el une dépositions furent recueillies. La croix venait de Foulques, comte d'Anjou, alors roi de Jérusalem. Le bois était monté en or, orné de pierreries de diverses couleurs. La punition des parjures était la croyance commune des gens de la rue, de métiers, des nobles, des hommes de loi, des bonnes femmes, de tous. Les dépositions relatent que les cheveux d’un parjure blanchirent tandis qu’il prêta serment. Un homme, dont le bras était déjà levé, demeura avec un bras raide et mourut dans l’année. Un autre parjure expira au pied de l'autel, la langue noire; d’autres moururent déments, cnragés, ou frappés d’un flux de sang. C’est pourquoi les reli-