Arch. com. de Tours, BB. ro, fol
2. Ibid., fol. 344Y0, — 3. Ibid., fol. 348. — 4. Ibid., fol. 34890.
la justice de Châteauneuf, francs de taille, et de pouvoir mettre un impôt sur le vin vendu au détail pour entretenir <t réparer la ville. Car si Tours demeurait toujours une grande cité, c'est un fait qu’elle avait été bien diminuée durant les guerres anglaises et les guerres civiles. Le pays d’outre-Loire était pour ainsi dire inhabité: on n’y cultivait plus, et il fallait ravitailler ceux qui y demeuraient'. Ce que veulent les gens de Tours, c'est un corps de ville, une municipalité, une mairie. C'est cela aussi que veut le roi Louis; et il leuraccordera des privilèges semblables à ceux de la Rochelle.
Les gens de Tours se sont renseignés sur ces privilèges : ils auront maire et échevins, et le roi Louis touchera 500 écus pour avoir donné la mairie. Le clergé y consent sous réserve. Ainsi les bourgeois de Tours auront leur mairie, en dépit du procès des chanoines ?. On n'ést pas plus gracieux que Louis pour les gens de Tours. Il rappellera qu'il a passé en Touraine son enfance : « et y avons eu et trouvé de grands plaisirs et curialitez »; ses parents se Sont mariés dans la ville de Tours, comme il l'a fait lui-même; il n'oublie pas « la joyeuse, grande, bonne et notable réception qui nous a été faicte ». Il anoblissait leséchevins et leur maire qui seraient élus chaque année. Et le roi s’intéressait déjà à la draperie*. La ville reconnaissante fait porter à la reine, à Amboise, une nef d'argent‘.
Le 8 octobre 1462, les habitants s’assemblent; ils élisent les échevins et le premier maire qui est Jean Briçonnet l'aîné‘. On achète du vin, des chapons, des lapereaux, qui sont envoyés à Jean de Bar, baïilli de Touraine, pour recommander la ville au roif. Les clercs de la cité vont chercher
. Arch. com. de Tours, CC. 35, fol. 13g°°.
. Ibid., BB. ro, fol. 349 ‘“°, 3500, 351, 3520, 35490, 359710 ; CC. 36, fol. 50. . Ord., XV, p. 338.
. Arch. com. de Tours, BB. 10, fol. 349.